Dr Romeela Mohee: «Les propos d’un enseignant ne doivent pas engager l’institution»

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Le Dr Mohee, vice-chancelière de l’université de Maurice, a demandé des explications au Dr Bhautoo-Dewnarain. Cela, par rapport à l’entrevue que la chargée de cours a accordée à «l’express» le 4 octobre. Cette dernière déplorait le niveau des étudiants.

Vous avez demandé des explications au Dr Nandini Bhautoo-Dewnarain. Pourquoi ?
Parce que le contenu de l’entretien n’était pas en règle. Les propos du Dr Nandini Bhautoo-Dewnarain allaient à l’encontre du protocole de communication de notre institution.

Qu’en est-il de l’«academic freedom» qui permet au corps enseignant de s’exprimer sur des plates-formes publiques ?
Bien sûr, la direction de l’université de Maurice (UoM) accorde de l’importance à l’academic freedom. Mais il faut comprendre que le corps enseignant doit indiquer qu’il s’agit d’opinions personnelles. Ses propos ne doivent pas engager l’institution. D’ailleurs, le protocole de communication de l’UoM le stipule clairement.

En termes de sanctions, que risque le Dr Nandini Bhautoo-Dewnarain ?
Les autorités de l’université de Maurice se pencheront dessus et agiront en conséquence.

Les chargés de cours sont sommés de fournir des explications si leurs élèves échouent. Quelles sont les procédures ?
Nous avons des procédures d’assurance-qualité très strictes. Nous demandons aux examinateurs de soumettre des rapports si un module enregistre un taux élevé d’échecs.

Toutes ces procédures ne compliquentelles pas la tâche des enseignants ?
Non. Nous fournissons des formulaires, tels que le Module Specification Sheet (MSS) et l’Internal Moderation. Ceux-ci garantissent respectivement la qualité d’enseignement et de correction.

Par conséquent, cela n’encourage-t-il pas le corps enseignant à arrondir les points ? Par exemple, un enseignant pourrait donner 40 points à un élève qui en a eu 35 pour éviter les ennuis…
Non. Les examinateurs doivent soumettre un marking scheme. Il y a aussi un processus de modération interne qui permet justement d’éviter ce genre de situation.

Sinon, pensez-vous présenter votre candidature à l’UoM pour le poste de vice-chancelier en décembre ?
Mon mandat ne se termine qu’en décembre. Je prendrais la décision en temps et lieu. 

Le Dr Nandini Bhautoo- Dewnarain: «Je maintiens mes propos»

Les propos du Dr Nandini Bhautoo-n’ont pas fait plaisir à Réduit. Elle y déplorait notamment le niveau académique en baisse des étudiants. Madame Dewnarain ne compte pas reculer. Elle est catégorique : «Je maintiens mes propos.» Et ce, même si la direction de l’UoM lui  réclame des explications sur cette affaire. Sur le campus également, l’on est divisé sur la question. Un camp évoque la question d’«academic freedom», soit la liberté des chargés de cours d’exprimer leurs opinions sur diverses plateformes. «Nous nous demandons si nous bénéficions réellement d'une academic freedom», se demande un chargé de cours.

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