Un mort et deux blessés dans des explosions dans un parc japonais (pompiers)

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Une personne a été tuée et deux autres ont été blessées, dimanche, dans un parc au Japon lors de deux explosions quasi simultanées, ont annoncé les pompiers, tandis que les médias évoquaient l'acte d'un suicidaire.

Les explosions se sont produites dans un parc d'Utsunomiya, à une centaine de kilomètres au nord de Tokyo, peu après 11H30 (02H30 GMT), a déclaré un porte-parole du service local d'incendies et de secours. 

«Une personne a été retrouvée morte», a dit le porte-parole à l'AFP sans autre précision. «Le sexe et l'âge des trois (victimes) ne sont pas connus pour l'instant», a-t-il ajouté. 

L'une des explosions est survenue dans un parking desservant le parc.

La chaîne publique NHK a diffusé des images d'une voiture incendiée que les pompiers étaient en train d'arroser d'eau et a rapporté qu'un corps en très mauvais état avait été découvert dans un local à bicyclettes à l'intérieur du parc.

Le quotidien Yomiuri Shimbun a précisé de son côté qu'une des voitures avait explosé et en avait fait brûler deux autres. Quelques minutes plus tard la police découvrait le corps démembré d'un homme à l'intérieur du parc, a rapporté le journal, ajoutant qu'un festival qui s'y déroulait avait été immédiatement annulé.

Selon la NHK, les deux explosions étaient distantes d'environ 200 mètres et la police a retrouvé une feuille de papier semblant être un mot de suicide dans une des voitures brûlées. Le propriétaire de ce véhicule est un ancien membre des Forces d'autodéfense (nom de l'armée japonaise), dont la maison à Utsunomiya venait d'être détruite par un incendie peu avant, a indiqué la chaîne de télévision publique en précisant que l'homme n'avait pu être contacté.

Les explosions de ce genre sont très rares au Japon. Il arrive que des engins explosifs artisanaux soient déposées près de bases militaires américaines par des groupes d'extrême gauche.

Une bombe artisanale avait explosé le 23 novembre dernier dans des toilettes du sanctuaire Yasukuni, sans faire de blessé ni d'importants dégâts. Un ressortissant sud-coréen avait été arrêté et condamné à quatre ans de prison après avoir avoué. Ce lieu de pèlerinage patriotique est perçu par les Chinois et les Sud-Coréens comme le symbole du passé militariste du Japon.

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