Que sont-ils devenus ? Ashock Jugnauth: «Je me prononcerai sur la politique bientôt»

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L’avocat, frère de SAJ et oncle de Pravind Jugnauth, se fait rare sur la scène politique. Or, il projette de réorganiser son parti, l’Union nationale.

Il répond très rarement à son cellulaire. Et si vous réussissez à l’avoir au bout du fil, il vous répondra qu’il est occupé et qu’il va parler plus tard. Lui, c’est Ashock Jugnauth, le frère cadet du Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, et l’oncle du Premier ministre en devenir, Pravind Jugnauth. C’est à sa résidence, à Vacoas, que l’express est allé à la rencontre de l’ancien ministre de la Santé.

Jeudi, 17 h 30. La ruelle qui mène à la résidence d’Ashock Jugnauth est bien entretenue. À l’entrée, une petite maison a été construite pour le gardien de sécurité. Pour rencontrer l’ex-ministre, il vous faudra franchir au moins deux entrées. L’une gardée par la sentinelle et l’autre, qui est souvent cadenassée, est située 25 mètres plus loin.

Ashock Jugnauth indique que pour le moment, il est toujours pris avec ses occupations professionnelles et qu’il procédera en temps et lieu à la réorganisation de son parti, l’Union nationale (UN), dont il est le leader. Ce n’est qu’après avoir passé cette étape qu’il se prononcera sur la situation qui prévaut sur la scène politique. Pour le moment, dit-il, il ne fera pas de déclarations politiques fracassantes.

En effet, pour l’heure, l’avocat fait le va-et-vient entre Vacoas et Port-Louis, où il opère un cabinet d’avocat. C’est là qu’il rencontre ses clients et discute avec eux.

Ceux qui le côtoient ces derniers temps affirment qu’Ashock Jugnauth est peu bavard et qu’il se concentre plutôt sur ses occupations professionnelles avant de rentrer chez lui, dans la circonscription n° 16, où habitent sir Anerood et Pravind Jugnauth, contre lequel il avait croisé le fer à l’élection partielle de 2009 au n° 8 (Quartier- Militaire–Moka). Il s’y est fait battre par le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), ayant recueilli 12 756 voix contre 15 918 voix à son adversaire.

L’avocat s’était présenté à cette élection sous la bannière de l’alliance MMM-UNPMSD contre le Parti travailliste (PTr) et le MSM. Lors d’un meeting du MSM à Curepipe, jeudi, le leader de ce parti ad’ailleurs reproché au Mouvement militant mauricien (MMM) d’avoir soutenu Ashock Jugnauth lors de différentes joutes électorales. Celui-ci avait été élu député au n° 8 en septembre 2000 en compagnie de Parmessur Ramloll et Deven Nagalingum, autres candidats de l’alliance MSM-MMM. Ashock Jugnauth avait recueilli 16 614 voix, Parmessur Ramloll 17 074 voix et Deven Nagalingum 15 667 voix.

Rumeurs

Il allait être le seul candidat de l’alliance MSM-MMM à se faire réélire dans cette circonscription en 2005, avec 16 332 voix (soit 50,36 % des suffrages) devançant les candidats de l’Alliance sociale, Suren Dayal (16 299 voix) et Parmessur Ramloll (15 578 voix). En 2010, candidat sous la bannièrede l’alliance MMM-UN-MMSD, il devait se faire battre par Pravind Jugnauth, Leela Devi Dookun-Luchoomun et Suren Dayal de l’alliance PTr-PMSD-MSM. Il devait aussi s’incliner en 2014 devant les trois candidats Lepep, Pravind Jugnauth,Leela Devi Dookun-Luchoomun et Yogida Sawmynaden.

Né à Palma en 1953, Ashock Jugnauth a été ministre de la Santé de 2000 à 2005, lorsque sir Anerood Jugnauth assumait de nouveau le poste de Premier ministre avant de passer le flambeau à Paul Bérenger en2003. Deux ans plus tard, après que l’alliance MSM-MMM a perdu les élections générales, il devait décider de rester dans l’opposition aux côtés de Pravind Jugnauth.

Mais les choses ont commencé à se gâter entre eux à la suite de rumeurs. Le bruit courait qu’il allait prendre le leadership du MSM après le départ de sir Anerood Jugnauth au Réduit car il serait le mieux placé en termes d’expérience.

Quelque temps plus tard, il a décidé de former son propre parti, l’UN, pour croiser le fer avec son neveu à l’élection partielle de 2009. Mais il devait mordre la poussière.

Après l’élection d’Ashock Jugnauth aux élections générales en 2005, Raj Ringadoo le candidat battu de l’Alliance sociale devait décider de contester les circonstances dans lesquelles celui-ci avait été élu au n° 8.Accusé d’avoir procédé au recrutement du personnel soignant durant la campagne électorale, il avait été trouvé coupable par les tribunaux et avait dû démissionner comme député.

  • 2000 - Élu troisième député au n° 8 (MSM-MMM)
  • 2005 - Ministre de la Santé
  • 2009 - Candidat battu au n° 8 (MSM-UN-PMSD)
  • 2010 - Candidat battu au n° 8 (MMM-UN-MMSD)
  • 2014 - Candidat battu au n° 8 (PTr-MMM)
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