Grèce : deux militaires turcs découverts dans la voiture d'un trafiquant de migrants

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La police grecque a arrêté deux officiers de l'armée turque qui voyageaient dans le nord de la Grèce à bord de la voiture d'un trafiquant et en compagnie de plusieurs migrants, a-t-on appris samedi auprès de la police locale.

L'arrestation a eu lieu jeudi soir dans la ville de Xanthi (nord de la Grèce), a annoncé la police à l'AFP.

Les deux ressortissants turcs étaient entassés dans une BMW portant des plaques d'immatriculation bulgares, aux côtés de deux Iraniens et trois Syriens, selon la même source.

Il n'était pas possible d'établir dans l'immédiat comment et quand les deux Turcs étaient entrés en Grèce, et si ils avaient l'intention d'y déposer une demande d'asile.

«Nous n'excluons pas la possibilité qu'ils faisaient partie de ce trafic», a indiqué sous couvert d'anonymat une source policière à Athènes.

Plusieurs ressortissants turcs ont fui en Grèce après le coup d'Etat avorté en Turquie en juillet.

Parmi eux, huit militaires turcs avaient atterri en hélicoptère à Alexandroupolis, une ville grecque proche de la frontière gréco-turque, le 16 juillet, quelques heures après le coup d'Etat manqué en Turquie.

Ils avaient aussitôt demandé l'asile en Grèce, soutenant qu'ils avaient peur pour leur vie, mais niant avoir participé au coup d'Etat.

Mais les autorités grecques ont rejeté leur demande d'asile en première instance.

Ankara a demandé à Athènes leur extradition, mais cette demande ne sera examinée par la justice grecque qu'après que leur demande d'asile aura été définitivement tranchée, ce qui va prendre du temps, selon une source judiciaire grecque.

La gestion de l'affaire des huit militaires turcs est considérée comme délicate pour Athènes en raison des relations historiquement difficiles entre les deux pays.

De nombreux militaires et fonctionnaires ont fui la Turquie après le coup d'Etat manqué, par peur d'être arrêtés après la purge lancée par le président Recep Tayyip Erdogan contre les soutiens présumés à l'ex-imam turc Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis et accusé d'avoir fomenté ce coup d'Etat.

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