Thomas Jean Louis, d’«Apollo dan bol» aux coulisses d’Île Courts

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Le chanteur amateur s’est fait repérer grâce à une chanson écrite avec ses amis et diffusée sur Facebook.

Le chanteur amateur s’est fait repérer grâce à une chanson écrite avec ses amis et diffusée sur Facebook.

«To mem sa ?» Cette question, Thomas Jean Louis l’entend à chaque fois qu’il sort. Son visage n’échappe à personne depuis qu’il a été le «protagoniste» de la publicité Apollo dan bol. Dans la rue, dans l’autobus...On l’appelle Apollo dan bol.

Qui est ce visage qui s’est retrouvé sous le feu des projecteurs après une pub de nouilles instantanées ? L’express est allé à sa rencontre à Rose-Hill. Thomas Jean Louis, 21 ans, étudie la communication à l’université de Technologie. Celui qui au départ voulait être journaliste, avant de s’intéresser à la communication, est en stage chez Porteurs d’images, l’organisateur d’Île Courts. Festival international de court-métrage de Maurice, dont la 9e édition se tient à partir d’aujourd’hui jusqu’au 15 octobre. Il contribue à la rédaction du programme et de la brochure avec la chef de projet, Ophélie Belin.

Depuis Apollo dan bol, cet ancien élève du collège St-Esprit a fait des voix off pour des campagnes publicitaires. Lesquelles ? On saura seulement qu’au quotidien, sa voix est diffusée à la radio. Il n’en dira pas plus. Accord de confidentialité oblige.

Comment a-t-il débarqué dans Apollo dan bol ? L’habitant de Vacoas raconte que tout est parti d’un clip amateur, réalisé par ses deux copains, Guillano et Jairo, et lui. Clip par la suite posté sur Facebook. D’ailleurs, les trois sont membres d’un groupe de musique appelé Brit. La chanson qu’ils ont écrite, intitulée Michaella, n’a pas laissé une productrice indifférente.

«Un jour alors qu’on était à la plage d’Albion, cette productrice (NdlR, il ne révélera pas de nom à la demande de celle-ci) nous a approchés et nous a embrayés sur un projet musical. Elle nous a demandé d’écrire une chanson pour Apollo.» Thomas, Guillano et Jairo, qui ont été rejoints par deux autres amis Thierry et Laurent, s’y sont mis. Moins d’un mois après, la chanson était prête. Mais la productrice n’était toujours pas revenue vers la bande de copains

Expérience unique

Pour ces derniers, l’aventure se terminait là. Mais la productrice les a finalement recontactés, leur demandant de lui envoyer la bande sonore. Ils ne tarderont pas à avoir un rendez-vous avec la direction d’Apollo. Sauf que le jour J, Thomas Jean Louis est le seul disponible pour s’y rendre. «Je suis parti avec ma guitare et j’ai joué le morceau en solo. Le lendemain, ils m’ont demandé d’entrer en production», raconte le grand jeune homme, au sourire contagieux.

Place alors aux enregistrements en studio et à la réalisation de la vidéo. Une expérience «unique», dira Thomas Jean Louis. Sans compter, ajoute-t-il, que ses amis et lui ont «eu des bols de nouilles à manger pendant un moment. On allait même à la plage d’Albion, comme dans la publicité pour aller déguster notre Apollo.» Depuis cette aventure, le jeune homme souhaite découvrir également les coulisses de la publicité.

Fils de Marcelino et de Janick Jean Louis, assistant maître d’école et secrétaire à Befrienders respectivement, Thomas a une benjamine, Laetitia, élève en Form V au collège Lorette de QuatreBornes. Que pense un jeune de son âge de la situation politique du pays ? Thomas Jean Louis se dit au courant de la passation annoncée du Prime ministership de sir Anerood Jugnauth à son fils Pravind. «C’est comme si mon père me disait demain : ‘Prends le relais et devient assistant maître d’école.’ Pour moi, ce n’est pas juste pour ceux qui ont travaillé dur et qui sont en attente. C’est contre le respect de la méritocratie», estime notre interlocuteur.

C’est, dit-il, ce genre de décision qui fait que «les jeunes se désintéressent de la politique». Thomas Jean Louis, qui dit avoir voté pour la première fois en décembre 2014, de faire valoir: «Si je veux devenir Premier ministre ou président, mon père doit donc absolument être dans la politique ? Ce n’est pas une affaire de famille mais le destin de notre pays. Les gens n’ont pas forcément voté pour ça, la dernière fois. Le choix était certes restreint. Il fallait choisir entre le mauvais et le plus mauvais.»

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