Sylvio Tang: «Je n’ai jamais rêvé de devenir Premier ministre»

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Il habite au Ward IV, PortLouis, depuis 40 ans, non loin de l’hôpital Jeetoo. Lui, c’est Sylvio Tang, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, qui est actuellement gérant de pharmacie.

Pour lui, le Ward IV est un endroit «magnifique où toutes les composantes de la population cohabitent dans le respect mutuel. Là où respire la nation arc-en-ciel»

Son père et sa mère sont venus de Chine, plus particulièrement de Meixian, Guangdong. «Nous sommes une famille de sept enfants. Je suis le cinquième. J’ai cinq sœurs et un frère. J’ai trois enfants. Deux d’entre eux se trouvent au Canada, et le benjamin est à Maurice», souligne Sylvio Tang. 

Même s’il n’est plus député, il avoue que le virus de la politique est toujours actif en lui. «Disons que je ne fais pas de politique partisane. Mais en temps et lieu, je serai sur l’estrade, car je suis toujours très actif sur le terrain dans la circonscription n°2 (NdlR : Port-Louis Maritime–Port-Louis Est). Depuis que j’ai débuté ma carrière sur le terrain, en l’an 2000, je me suis dit que je resterai toujours aux côtés de mon électorat. Que ce soit à Tranquebar ou à Vallée-Pitot ou dans le Ward IV, j’ai eu un passage positif et j’ai aidé des citoyens au mieux de mes possibilités. J’ai tenu parole», dit-il. 

Sylvio Tang affirme qu’il est «une personne très ‘open’». Et surtout sensible à la cause des plus démunis. «Je suis sénateur d’une organisation qui s’appelle la Jeune chambre international (JCI)», indique-t-il. 

Quel regard a celui qui a été président du Club M, de 1998 à 2000, sur le sport ? «Je suis très fier de la médaille olympique de Bruno Julie, la toute première de l’histoire de Maurice, qu’aucun autre athlète n’a égalé ou dépassé. Je suis surpris et étonné de constater que le ministère a déménagé au Citadel Mall. Est-ce vraiment une priorité ? Il fallait plutôt investir dans nos jeunes et aussi dans la formation de nos sportifs(…)»

Trouver de bons sportifs

Selon Sylvio Tang, il faudrait effectuer des repérages dans le pays, notamment dans les écoles pour trouver de bons sportifs. Pour ensuite les encadrer pendant leur apprentissage. Au cas contraire, dit-il, «nous serons voués à l’échec. (…) Il y va de l’avenir de notre pays. Notre quadricolore».

Durant son temps libre, l’ex-ministre fait du jogging et se laisse aller en musique. «Auparavant, je jouais au basket-ball», mentionne-t-il. Il s’occupe également de sa mère, qui est âgée. Sinon, la vie, il la conjugue avec son métier de gérant de pharmacie, son «gagne-pain». Une occasion pour lui de rencontrer des gens et aussi de les conseiller. 

Est-ce que Sylvio Tang aurait aimé être Premier ministre un jour ? «Je n’ai jamais rêvé de devenir Premier ministre, répond-il, catégorique. Avec les événements qui secouent le gouvernement, je n’aurais jamais souhaité faire face à ces turbulences.» Et d’ajouter cependant qu’il espère que l’avenir «nous donnera la chance d’avoir une République beaucoup plus sereine». Notamment pour envoyer de «bons signaux aux investisseurs afin que l’économie puisse être relancée».

N’empêche, le retour de Sylvio Tang n’est pas à écarter. «Je suis toujours très proche de mon électorat. Je souhaite de nouveau le servir.» Selon lui, «il y a trop de turbulences» sur la petite île qu’est Maurice. Il souhaite qu’on retrouve la stabilité au plus vite. Sylvio Tang avait recueilli 1 751 voix aux élections générales de 2014. Il a été classé à la 9e position, derrière Nawsheen Choomka du Front solidarité nationale.


Son parcours

1980 : Gérant de la Pharmacie Unipharm

1990 : Membre du JCI

2000 : Entrée en politique

2005 : Ministre de la Jeunesse et des Sports

2008-2010 : Ministre de la Protection des consommateurs et de la Charte citoyenne

2010- jusqu’à présent : Gérant de la Pharmacie Unipharm

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