BDO: les bureaux de Maurice et d’Afrique du Sud s’allient

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Deux partenaires de BDO Maurice siégeront au conseil d’administration du «Special Purpose Vehicule» qui sera créé.

Deux partenaires de BDO Maurice siégeront au conseil d’administration du «Special Purpose Vehicule» qui sera créé.

Nouvelles visées pour le cabinet d’audit BDO qui sera appelé à fusionner ses services avec ceux d’Afrique du Sud pour constituer une force de frappe sur le continent noir. Une nouvelle structure connue comme un Special Purpose Vehicule (SPV) a été constituée pour piloter cet exercice.

Ce nouvel instrument aura au sein de son conseil d’administration deux partenaires de BDO Maurice, à savoir Yacoob Ramtoola, Group Managing Partner du cabinet, et son adjoint Afsar Ebrahim, Deputy Group Managing Partner.

Quant au bureau sud-africain de la multinationale européenne, il alignera deux partenaires au sein de ce véhicule. Chacun des bureaux participera à 50 % à cette nouvelle structure.

«Cette joint-venture vise à renforcer nos actions sur le continent en proposant nos services à l’ensemble des pays de cette région. La pertinence de cette démarche tient au fait que BDO Afrique du Sud et BDO Maurice sont les deux bureaux les plus dynamiques en Afrique», explique Alex Stewart, Chief Executive Officer de BDO Afrique du Sud. Celui est à Maurice pour finaliser les procédures relatives à la fusion.

Afsar Ebrahim, n° 2 de BDO Maurice, se réjouit de ce nouveau partenariat. À ses yeux, la nouvelle structure permettra au cabinet local de déployer ses services sur l’ensemble du continent, au lieu de limiter ses interventions à quelques États uniquement – Madagascar, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Éthiopie, Rwanda et Burundi. «D’ici à un mois, lorsque la nouvelle structure sera opérationnelle, nous serons en mesure de coordonner nos actions sur le terrain en combinant nos compétences pour saisir les opportunités d’affaires.»

Certes, l’Afrique subit actuellement les séquelles d’une crise conjoncturelle liée à la chute des prix des produits pétroliers et des minerais, fragilisant au passage l’économie de certains États comme l’Afrique du Sud et le Nigeria.

L’Afrique du Sud, analyse Mark Stewart, vit une situation économique difficile qui trouve son origine dans la mauvaise gouvernance politique. «Aujourd’hui, c’est à une crise de leadership que nous assistons. Elle touche les hautes sphères du gouvernement, notamment le président Jacob Zuma, sur qui pèsent des allégations de corruption. Nous estimons qu’avec un changement de leader au sein du parti au pouvoir, l’African National Congress, le pays retrouvera sa stabilité économique et l’Afrique du Sud pourrait repartir sur des bases solides, renouant avec une croissance forte.» Pour lui, cette fusion s’inscrit dans cette mouvance.

Pour le CEO de BDO Afrique du Sud, les grosses multinationales sont toujours intéressées à investir en Afrique du Sud, qui a bâti un centre financier de réputation mondiale. «Nous allons nous donner les moyens d’inciter des grosses pointures à venir en Afrique du Sud ou, à défaut, à passer par ce pays pour conquérir de nouveaux marchés sur le continent.»

Les malheurs des uns pouvant faire le bonheur des autres, Afsar Ebrahim estime que Maurice peut aussi se positionner pour tirer avantage de la situation économique incertaine qui prévaut en Afrique du Sud, et cela, en vantant les qualités de son centre financier.

«Forts de cette nouvelle initiative, nous allons vendre Maurice auprès d’investisseurs étrangers et sud-africains en nous appuyant notamment sur les nouvelles mesures fiscales destinées aux grosses sociétés souhaitant délocaliser une partie de leurs opérations à Maurice», suggère le n°2 de BDO Maurice. L’ambition est claire : amener Maurice à une nouvelle étape de développement en faisant de l’Afrique son principal marché.

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