Secteur émergent: les déchets électroniques et électriques seront valorisés

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La MRA percevra une redevance sur des appareils électriques, tels que des réfrigérateurs.

La MRA percevra une redevance sur des appareils électriques, tels que des réfrigérateurs.

Téléphones portables, ordinateurs, réfrigérateurs, climatiseurs, postes de télévision… Ils seront tous frappés d’une redevance qui servira à financer un projet de récupération et de recyclage des déchets électroniques et électriques.

La naissance de cette filière d’activités, qui a valu à la France de se positionner comme le leader mondial en matière de valorisation économique des déchets, résulte d’une décision du Budget 2016-17. L’approbation du Finance Bill par l’Assemblée nationale a ainsi donné à la Mauritius Revenue Authority (MRA) le feu vert pour poser les bases de cette nouvelle filière d’activités économiques.

Il s’agit de percevoir une redevance à partir de l’importation pour consommation par les ménages ou de la vente sur le marché local d’équipements électriques et électroniques produits ou assemblés à Maurice. Le montant de cette redevance n’a pas encore été déterminé. Il le sera par voie de réglementation ou de décrets ministériels.

La somme des redevances que la MRA collectera sera versée au National Environment Fund. Le but : mettre en place un plan de financement destiné à différents projets, initiatives et programmes de mise en valeur de ces déchets à travers un système de récupération et de traitement pour en faire une matière première revalorisée.

Cette redevance permettra aussi à l’État de combattre la pollution occasionnée par l’absence d’un système efficace de gestion des déchets électroniques et électriques. Les données fournies par le ministère des Finances indiquent que le pays dispose de 8 000 tonnes de ces types de déchets. Soit ils partent au centre d’enfouissement technique de Mare-Chicose après avoir été récupérés par le service de voirie, soit ils vont grossir le volume d’ordures de dépotoirs improvisés.

Selon les dernières données de Statistics Mauritius, les déchets solides, caractérisés par le maintien tant de leur volume que de leur taille après leur cycle de vie, ont augmenté de 7,4 %, passant de 417 478 tonnes à 448 476 tonnes entre 2014 et 2015. L’organisme indique également que 96 % du volume de déchets solides proviennent des foyers qui constituent les points centraux de consommation de produits électriques et électroniques. Ces informations ne tiennent pas compte des déchets solides du programme de recyclage existant ou qui sont exportés.

Avec ce programme de récupération et de valorisation des déchets, Maurice se lance dans une activité où d’autres pays en ont fait un véritable secteur économique. L’idée a émergé suivant un concours lancé par la ville de Paris en 1919. L’objectif consistait à inviter les investisseurs potentiels à ré- fléchir sur la possibilité de construire des véhicules à traction en vue de relancer le secteur de la collecte d’ordures ménagères.

Ainsi est née la Société industrielle de transport automobile qui, à son tour, va créer les conditions pour mettre en place une nouvelle structure. La compagnie Suez prendra le relais et se fixera l’objectif de gérer toute la chaîne chargée de valoriser les déchets solides jusqu’à leur transformation et leur commercialisation en tant que matières secondaires. Suez étendra ses activités pour, entre autres, orienter ces matières vers les filières appropriées.

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