PTr: «Les autorités devraient prendre en charge les frais d’examens du SC-HSC»

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Les collégiens (ci-dessous au QEC) ont fait un sit-in pour protester contre le paiement des  frais d'examens. Pour le PTR, le dossier a été mal géré par le gouvernement.

Les collégiens (ci-dessous au QEC) ont fait un sit-in pour protester contre le paiement des  frais d'examens. Pour le PTR, le dossier a été mal géré par le gouvernement.

«Que les autorités prennent en charge la totalité des frais d'examen (SC et HSC) de cette année.» C’est ce que réclame le Parti travailliste dans un communiqué. Les rouges estiment que ce serait la meilleure solution «au vu de l'amateurisme irresponsable dans la gestion de ce dossier». Dans le document en date du 8 septembre signé par les rouges, la réforme de l’Éducation et le Nine-Year Schooling en prennent pour leur grade.

La réforme qualifiée de «très controversée» serait «engagée sans véritable consensus des différents partenaires, ni explications auprès des parents»… Le parti s’attaque non seulement aux mécanismes de la réforme, mais aussi à la manière dont elle est présentée à la population. Celle-ci est qualifiée «d’approche autoritaire».

«Le gouvernement, à travers la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, sans aucun rapport ni projet écrit, a décidé d'imposer à la nation le ‘Nine-Year Schooling’ dès l’année prochaine», note le document, et ce, en «accolant» les mesures d’implémentation au Finance Bill. Or, pour les membres du parti, une telle mesure nécessitait «un large débat tant à l’Assemblée Nationale que dans la société civile pour éclairer toute la population» sur les objectifs d’une telle démarche ainsi que sur les moyens de la mettre en œuvre. Or, en l’absence d’un tel débat, des «zones d’ombre» persistent.

Qui plus est, affirme-t-on au PTr, le gouvernement fait l’impasse sur les «conséquences extrêmement négatives des bouleversements engagés par ce gouvernement». Parmi ces bouleversements, le document relève, entre autres la réduction de «la capacité d'accueil dans les bons collèges publics par 1500 places», l’instauration «de deux examens hautement compétitifs de sélection, l'un au Primary School Assessment Certificate (PSAC, ex-CPE) et l'autre à peine trois ans plus tard à la Form III».

Selon le Parti travailliste, les conséquences seront graves : une «compétition plus féroce», une «éducation à deux vitesses»,  un «nivellement vers le bas» par la «promotion automatique en Form I». Sans compter que cette réforme va «favoriser une compétition plus féroce, généraliser les leçons particulières, réduire le parcours scolaire public à une succession d'examens (du PSAC au HSC) et accroître le stress des parents et des enfants de l’école publique»

Pour ces raisons, le Parti travailliste réclame «l'abandon pur et simple ou, au minimum, le report des mesures pernicieuses du NYS» et souhaite que «toute la question d'une reforme éducative consensuelle, équitable et professionnellement documentée soit confiée à une Commission autonome et apolitique».

Autre souhait des rouges : que le ministère «se recentre entre-temps sur son véritable rôle et les nombreuses urgences d'une gestion saine et proactive de l’Éducation nationale».

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