Budget 2016-17: costume sur-mesure pour un Pravind résolument people

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Pravind Jugnauth lors de la présentation du Budget, le vendredi 29 juillet.

Pravind Jugnauth lors de la présentation du Budget, le vendredi 29 juillet.

La pression sur lui était grande. Les attentes aussi. C’est discrètement que Pravind Jugnauth a fait son entrée dans l’hémicycle, vendredi 29 juillet. L’humeur semble chaleureuse dans l’Assemblée nationale. Shakeel Mohamed bavarde avec Showkutally Soodhun, puis se déplace pour aller saluer Roshi Bhadain. Le Grand argentier, lui, prend place, un sourire crispé aux lèvres. Dans quelques minutes, il va tenir son grand oral, après plus de cinq ans.

Pour cet exercice, plus de paires d’yeux que d’habitude sont tournées vers lui. Dans la galerie du public, on retrouve Gérard Sanspeur, Serge Clair et des dirigeants d’associations socioculturelles. Ainsi que la mère du ministre des Finances, lady Sarojini, et son épouse Kobita.

C’est les yeux rivés sur son pupitre que Pravind Jugnauth commence à lire son discours. Mais au fur et à mesure, il prend confiance. Et cela se traduit par le ton de sa voix. Ses mains, figées au début, se détendent.

Environ quinze minutes après le début de son discours, alors qu’il annonce la suppression des taxes dont doivent s’acquitter les PME, Pravind a droit à son premier «tap latab». Un moment qu’il attendait visiblement car par la suite, il a poursuivi son grand oral avec plus de panache. Encouragé, il est vrai, par les membres de la majorité qui n’ont pas hésité à «tap latab» encore et encore. Comme quand il a annoncé l’élimination de la TVA sur plusieurs produits ; le budget pour améliorer les infrastructures routières; des mesures pour la santé, etc.

En revanche, l’enthousiasme était nettement moins présent lorsque le Grand argentier a évoqué la hausse des subsides aux associations socioculturelles. Et seul Showkutally Soodhun a signifié son approbation lorsque Pravind Jugnauth a parlé de l’ambassade en Arabie Saoudite, y compris un consulat

Un discours qui est allé au-delà de deux heures. Et la lourdeur des chiffres alternait avec les mesures populaires. La seule ponctuation a été une gorgée d’eau…

Mais le Parlement ne peut siéger sans les piques habituelles, budget ou pas. Lorsque le Grand argentier annonce le développement d’une industrie de l’or, Paul Bérenger n’a pu s’empêcher de lâcher un: «Zot déza éna consultant kot zot.» Sourire de Pravind Jugnauth, qui ne s’est pas laissé décontenancer. Vishnu Lutchmeenaraidoo, à qui cette pique était adressée, s’est contenté de faire un signe de la main. Leela Devi Dookun-Luchoomun est, elle, restée impassible et a approuvé les mesures à l’intention de son ministère d’un hochement de tête à chaque fois. En revanche, personne ne sait si Sandhya Boygah se mordait littéralement les doigts à l’annonce des nouvelles mesures concernant les bookmakers ou si le geste était fait de manière fortuite…

Outre la dizaine de fois où Pravind Jugnauth a été encouragé par les «tap latap», le «bé tou pé bésé mem» de Maneesh Gobin, vers la fin du grand oral, n’a pas manqué de faire rire l’hémicycle.

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Quelles sont les mesures fortes de ce Budget? Comment syndicats, opérateurs et politiques accueillent-ils l’exercice? Retour sur les divers articles réalisés en marge du grand oral de Pravind Jugnauth.

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