Prêtre tué en France: «On commence à se méfier de tout le monde», dit une Mauricienne

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Recueillement à Saint-Etienne-du-Rouvray après l’égorgement d’un prêtre.

Recueillement à Saint-Etienne-du-Rouvray après l’égorgement d’un prêtre.

Le traumatisme, la peur. «On commence à se méfier de tout le monde», confie Marie-Christine Boulle, une Française d’origine mauricienne. Elle vit à Rouen, ville située non loin de Saint-Etienne-du-Rouvray, théâtre d’un drame mardi. Le prêtre Jacques Hamel, 86 ans, a été égorgé au couteau lors d’une prise d’otages dans son église.

«La région abrite des radicaux mais aussi des modérés», indique Marie-Christine Boulle, dont le fils, âgé de 11 ans, est enfant de chœur à Rouen et officie sous l’archevêque Dominique Le Brun, qui est également en charge de Saint-Etienne-du-Rouvray. Les habitants, poursuit-elle, n’imaginaient pas que des terroristes frapperaient un jour ici.

L’égorgement du père Jacques Hamel, 86 ans, a traumatisé les Français. A Saint-Etienne-du-Rouvray, après la levée du périmètre de sécurité, mercredi, en début de soirée, fidèles et habitants portant des fleurs et des bougies, se sont rendus sur le parvis de l’église pour rendre hommage au prêtre. Une marche blanche, prévue le jeudi 28 juillet, a été remplacée, pour des raisons de sécurité, par un rassemblement au stade municipal.

Au niveau de l’enquête, après avoir identifié un premier assaillant, Adel Kermiche, un Français de 19 ans, les enquêteurs cherchaient toujours, mercredi, à identifier formellement le second.

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