Eshan Peerbocus, 43 ans : Le marchand de glace qui goûte au succès

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Ses glaces sont devenues des stars en quelques mois, grâce à Facebook notamment. Ce qu’elles ont de plus ? Un parfum d’originalité, au niveau des formes et du goût. Ce n’est pas parce qu’on est en hiver qu’on ne peut pas en déguster, hein ? Et puis, curiosité oblige, il faut bien savoir comment ce marchand pas comme les autres a eu son idée givrée. Rompons la glace.

Ce sont les Thaïlandais qui ont inspiré Eshan Peerbocus, alors qu’il était encore importateur de détergents. «Enn zour, mo ti an voyaz laba pou travay. Lerla mo trouv sa pé mars bien, mo dir kifer mo pa vinn fer sa Moris…» Il a bien fait d’écouter son instinct de businessman. Car, depuis décembre 2015, les affaires marchent du tonnerre. Même si la croissance au niveau des ventes a quelque peu «gelé» à cause de l’hiver, avoue l’homme de 43 ans.

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une centaine de clients par jour. «Mo travay isi dan sant komersial ek Porlwi.» La question risque de jeter un froid, mais à raison de Rs 45, Rs 60 et Rs 75 le «cup» de glace, le chiffre d’affaires doit être fort sympathique, pas vrai ? Mieux. Il oscille autour de Rs 150 000 ou Rs 200 000 par mois. Zafer bon. Avis donc à ceux qui veulent changer de métier.

Revenons-en à nos sorbé dilé d’un nouveau genre. Pour en fabriquer, il faut préparer le lait ; pas la peine de se leurrer si vous voulez savoir ce qu’il y a dedans, Eshan ne vous livrera quand même pas tous ses secrets de fabrication. Il étale ensuite le liquide sur la plaque réfrigérante de cette sorbetière des temps modernes qui, grâce à un compresseur, solidifie le lait en moins de deux minutes. Il y rajoute ensuite le parfum souhaité – ça va du chocolat aux fruits en passant par le café – avant de l’étaler à nouveau à l’aide de spatules, de rouler la glace en petits cigares et de les présenter au client. Hormis la texture et le «mode de fabrication», les glaces d’Eshan mettent également plus de temps à fondre comme neige au soleil. Ce qui est fort pratique, en été surtout.

Sinon, que fait-il quand il n’est pas en train de travailler ? Il faut croire qu’il a à peine le temps de se regarder dans une glace, tellement le business est prenant. Il prend tout de même le temps d’apprécier les précieux moments passés en famille, poursuit le père de quatre enfants, dont «dé gran ek dé tipti». Tous les enfants et les grands aiment manger de la glace, mais est-ce qu’ils se voient prendre la relève de leur papa ? Non, pas pour l’instant en tout cas.

Qu’importe , Eshan a la ferme intention d’agrandir son business. «Mo éna bann laparey tou inn paré.» La seule chose qui le refroidit : «Pa gagn dimounn ki konn fer travay la kouma bizin.»

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