Après Moody’s: la BoM s’inquiète de la fragilité financière du Global Business

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La Banque de Maurice fait état, dans son rapport, de prêts contractés par des entités du Global Business pour être investis hors de la juridiction mauricienne.

La Banque de Maurice fait état, dans son rapport, de prêts contractés par des entités du Global Business pour être investis hors de la juridiction mauricienne.

Après l’agence de notation américaine Moody’s, au tour de la Bank of Mauritius (BoM) de tirer la sonnette d’alarme sur la fragilité financière du Global Business. Ainsi que sur son impact sur le secteur bancaire et accessoirement sur l’économie en général.

Dans son rapport, intitulé Monetary Policy and Financial Stability Report et rendu public le lundi 18 juillet, la BoM fait état des prêts contractés par des entités du Global Business pour être investis hors de la juridiction mauricienne. Même si le degré d’exposition des banques commerciales aux risques liés à des prêts transfrontaliers a baissé, il reste que le montant impliqué demeure excessivement élevé.

Au 31 décembre 2015, il s’élevait à Rs 316 milliards, moins de 8,2% que celui de la période correspondante de 2014, chiffré à Rs 344 milliards. «Les prêts transfrontaliers étaient surtout canalisés vers des pays en Asie, en Afrique ou encore en Europe à hauteur respectivement de 61,2%, 17,5% et 12% et ce pour la période se terminant à la fin de décembre 2015», peut-on lire dans le rapport.

Il est aussi indiqué que dans la zone Asie, moins de prêts transfrontaliers ont été négociés, soit une baisse de 15,7% par rapport à la même période en 2014. «Il est clair que les expériences du passé de certaines banques par rapport à des créances douteuses couplées à des mesures prudentielles ont permis de réduire leur degré d’exposition à des risques de prêts non performants», souligne un spécialiste de ce secteur.

Évaluées à Rs 42,6 milliards au 31 décembre 2015, les créances douteuses ne se limitent pas au secteur du Global Business. Le rapport de la BoM relève d’autres secteurs. Parmi eux, ceux du commerce marchand, dont la part des non-performing loans (NPL) du portefeuille de prêts bruts a augmenté de 5,9% en décembre 2014 à 13% à la fin de décembre 2015.

En revanche, un signe d’amélioration est à noter au niveau du secteur touristique, dont le ratio du NPL par rapport à l’ensemble des prêts bruts dans le secteur a baissé, passant de 7,2% à 6,2%. Par contre, l’industrie du bâtiment est toujours sous stress avec une augmentation de ce ratio durant la même période (8,1% à 8,9%).

Par ailleurs, dans le rapport, la direction de la Banque de Maurice insiste sur les efforts pour améliorer la collecte des données sur cet important pilier du secteur des services financiers en vue de mieux comprendre les liens intrinsèques que le Global Business entretient avec les banques commerciales domestiques.

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