Ils ont du metier… Danwatee Samough, 63 ans: Une marchande de gâteaux qui a la patate

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Elle a la frite. Cela fait quatre ans que Danwatee Samough s’est reconvertie en marchande de gâteaux patate. Drapée dans son sari, debout devant sa «vitrine», posée sur une table, la petite dame affiche un air déterminé. Oui, à 63 ans, elle a toujours la patate.

«Mo ti pé travay dan enn konpani kot fer packing grin sek.» Et puis, il y a quelques années, elle a goûté aux «joies» de la retraite. Mais a bien vite découvert qu’elle était allergique au désœuvrement. Alors, elle a lancé son ti bizness.

Pourquoi avoir opté pour les gato patat ? Tout simplement parce qu’elle était sûre que cela plairait aux gens. «Pé vinn rar sa, dimounn rodé. Mo ti koné ki mo pou rési vandé.» Et pour satisfaire ceux qui n’aiment pas le sucré, elle propose aussi des crêpes salées, auxquelles elle rajoute du satini koko ou du satini kotomili.

Il va sans dire que les journées de Danwatee démarrent tôt, très tôt, à 4 heures du matin plus précisément. «Mo kwi mo bann gato, met dan bol apré dan sak.» À 8 heures, l’habitante de Vallée-Pitot prend alors la direction d’un des centres-villes de la capitale. Des gato patat, elle en vend entre 180 et 200 par jour. Les crêpes, environ 120. «Pa kapav kwi plis…» Patate chaude : les affaires marchent donc bien, si on comprend bien ? «Mo fer sa sirtou pou kapav gat mo bann ti zanfan», souligne la nani gâteau. Elle en a six, précise-t-elle.

Il n’y a pas que les petits-enfants qui sont gâtés. Ses nombreux clients, fidèles, tient-elle à faire ressortir, le sont également. «Éna fini téléfonn mwa pou réservé. Lerla mo gard pou zot.» Il faut savoir que hormis le savoir-faire, Danwatee a aussi le sens des affaires.

La recette du succès ? «Lamé gran dimounn-la lot sa.» On est d’accord. Sans oublier le côté presque maternel, celui qu’ont les gran mama. «Gout sa to dir mwa sipa li bon.» (NdlA : entretien momentanément interrompu, on a un gâteau dans la bouche). Le palais rend son verdict : moelleux, tendre, pas trop sucré, pas gras pour un sou. Pour parvenir à un tel résultat, Danwatee peut compter sur son «fournisseur officiel de patates», avec qui elle travaille depuis des années. «Mo marsan konn mwa, li gard zoli zafer pou mwa.»

Et pour garder la pêche, que fait-elle ? «Mo res lakaz mem. Mo res tousel, bolom inn mor. Mé bann zanfan res dan mem lakour, mo kontan res ek bann ti zanfan.» Oui, ça, on l’avait compris. Danwatee confie qu’elle passe aussi du temps avec les autres membres de son club de troisième âge. «Promné inpé, parfwa al lamer.» Ce qui est sûr, c’est que, pour ce qui est de la qualité de ses gâteaux, elle ne mène pas ses clients en bateau.

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