Argentine: Le chaos pousse Martino à s'en aller à 30 jours des Jeux de Rio

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Le sélectionneur de l'Argentine, GerardoMartino, a jeté l'éponge mardi, 30 jours avant les JO de Rio, las de la crise institutionnelle à la tête de la Fédération (AFA) et surtout des difficultés à pouvoir disposer des joueurs pour former une équipe compétitive.

«L'entraîneur de l'équipe nationale a présenté sa démission ce mardi. Il a expliqué sa décision par l'incertitude concernant la nomination de nouveaux responsables à la tête de la Fédération et de graves difficultés rencontrées pour constituer l'équipe pour représenter le pays aux prochains jeux Olympiques», indique un communiqué de l'AFA.

La démission de Martino, à la tête de la sélection depuis le mois d'août 2014, intervient quelques jours après la deuxième défaite d'affilée de l'Argentine en finale de la Copa America, toujours face au Chili, suivie dans la foulée de l'annonce de la retraite internationale de sa star Lionel Messi.

Martino, âgé de 53 ans, avait pris la succession d'Alejandro Sabella après la finale du Mondial-2014, perdue elle aussi, devant l'Allemagne. Depuis le 12 août 2014, il a conduit l'Albiceleste à 19 victoires en 29 rencontres, contre trois défaites et sept matches nuls.

Peu avant l'annonce du départ de 'Tata' Martino par la Fédération, le président du Comité olympique argentin, Gerardo Wertheim, avait affirmé que «la situation était compliquée et qu'il y avait 50% de chances» pour que l'Argentine ne puisse prendre part au tournoi olympique de football.

Le problème principal rencontré par Martinoavait été le refus des clubs de laisser partir leurs joueurs en sélection olympique, rendant quasiment impossible le travail du sélectionneur. Parmi ces joueurs convoqués figurent Paulo Dybala (Juventus Turin) et Mauro Icardi (Inter Milan).

Au niveau de la Fédération, l'élection du successeur du président intérimaire Luis Seguro, initialement prévue le 30 juin pour mettre fin à la crise, a été reportée à la suite d'une décision de justice. Les magistrats argentins soupçonnent des irrégularités dans la gestion des fonds versés par l'Etat, détenteur des droits télé du football argentin.

Luis Seguro ainsi que six autres dirigeants de l'AFA, mais surtout les trois derniers chefs du gouvernement de Cristina Kirchner -Anibal Fernandez, Jorge Capitanich et Juan Abal Medina- ont été mis en examen car le programme «Football pour tous» dépendait directement d'eux.

Depuis 2009, l'Etat argentin est détenteur des droits de retransmission des rencontres de la sélection nationale et du Championnat, une initiative du gouvernement de l'ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015) qui permet aux Argentins de voir gratuitement et sans abonnement particulier tous les matches de championnat.

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