Une solution pour déséchouer le navire d’ici mardi

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Le «MV Benita» s’est échoué au large du Bouchon le 17 juin dernier.

Le «MV Benita» s’est échoué au large du Bouchon le 17 juin dernier.

Une solution proposée d’ici 72 heures ? Le processus pour déséchouer le vraquier libérien MV Benita devrait connaître une avancée décisive en début de semaine. Du moins c’est ce qu’affirme une source autorisée. «D’ici lundi ou mardi, on devrait être fixé. On ne va pas attendre indéfiniment. Il faut quand même donner du temps à l’expert américain pour travailler sur les options», affirme-telle. En effet, les photos sous-marines prises par le Remotely Operated Underwater Vehicle (ROV), ainsi que les nombreuses plongées pour confirmer ce que le véhicule sous-marin a trouvé, ont été très utiles à l’américain Gary DeMarsh. Selon notre source, l’expert en utilisation d’explosifs en milieu marin «a une idée plus claire et des informations plus précises» sur l’étendue des dégâts.

Du coup, il fera ses recommandations sur les options à envisager pour libérer le vraquier. L’implosion, avec utilisation contrôlée d’explosifs, ou la perforeuse hydraulique sont toujours envisagées. Pour notre source, si Gary DeMarsh privilégie l’implosion, il faut quand même des garanties que la roche, dans laquelle s’est encastré le MV Benita, se brisera. Il faut aussi s’assurer que le navire ne soit pas endommagé lors de l’opération. Autre facteur à prendre en considération : les dommages à l’environnement ainsi qu’à la coque ou à la cloison machine. «Si l’eau entre dans la salle des machines, ça va être une situation encore plus difficile», explique la source.

PRISON BASALTIQUE

Dynamiter le lit rocheux ou utiliser une perforeuse hydraulique pour désencastrer le navire de sa prison basaltique aurait-il un impact sur notre environnement marin ? Oui, à en croire l’océanographe Vassen Kauppaymuthoo. Selon lui, l’utilisation d’explosifs représente un danger pour l’environnement marin à cause des ondes de choc provoquées par une telle opération. «Cette opération risque de causer des dégâts environnementaux considérables», affirme-t-il.

La perforeuse hydraulique n’est pas en reste à en croire l’océanographe. «L’utilisation d’une perforeuse hydraulique causera des ondes de choc moins puissantes, mais cela affectera tout de même le milieu marin au niveau du socle rocheux», explique-t-il.

Face à une situation actuelle très délicate, le scientifique estime qu’il ne faudrait pas que les opérations de sauvetage du MV Benita «ne viennent causer plus de dommages à l’environnement marin dans la région, qui est déjà extrêmement sensible». Selon lui, il est impératif à ce stade d’examiner toutes les possibilités, y compris «l’abandon pur et simple» du vraquier sur les récifs et «son découpage une fois que tous les éléments polluants auront été retirés».

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