Affaire Boskalis: le DPP souhaite la reprise du procès

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Jan Cornelis Haak (2e à g.) quittant l’immeuble de la New Court House en 2013 en compagnie de ses hommes de loi.

  Jan Cornelis Haak (2e à g.) quittant l’immeuble de la New Court House en 2013 en compagnie de ses hommes de loi.  

«On a pris connaissance de la correspondance envoyée par la Cour de district de Rotterdam. On comprend que ce tribunal n’a jamais voulu cesser toute collaboration avec celui de Maurice.» C’est en ces termes que Me Jean-Michel Ah Sen, représentant la poursuite, en l’absence de Me Rashid Ahmine, Senior Assistant Director of Public Prosecutions, s’est prononcé dans le cadre de l’affaire Boskalis. Le représentant du bureau du Directeur des poursuites publiques souhaite la reprise du procès intenté à Siddick Chady et Prakash Maunthrooa. Cela après que la magistrate Wendy Rangan, siégeant en cour intermédiaire, a signalé le 9 juin la décision des autorités néerlandaises de stopper toute coopération avec Maurice.

«There is nothing to suggest that Rotterdam District Court is not willing to collaborate but they are not familiar with this Court’s process. The prosecution proposes that we proceed with this case», a soutenu Me Ah Sen, suggérant aux avocats de la défense, Mes Antoine Domingue et Said Toorbuth, de communiquer leurs points de droits en avance à la cour et à la poursuite. Cela permettra à la cour de décider de la marche à suivre et ne retardera pas les témoignages par visioconférence des Néerlandais Antonius Theodorus de Goëde et Jan Cornelius Haak de la firme Boskalis.

La magistrate Wendy Rangan a demandé à l’homme de loi de communiquer avec la Cour de Rotterdam pour trouver une date commune afin d’écouter les deux témoins néerlandais. Le procès sera appelé pour la forme le 11 juillet. Sollicité, le Senior Adviser au Prime Minister’s Office Prakash Maunthrooa n’a pas souhaité faire de commentaire. Quant à l’avocat de Siddick Chady, Me Said Toorbuth, il estime que la poursuite doit désormais prendre ses responsabilités.

Quid des problèmes techniques pour communiquer par visioconférence ? Une source proche du dossier est d’avis qu’il faut régler ce problème de communication avant que la séance par visioconférence ne reprenne. L’audition des deux témoins, qui se trouvaient dans une salle d’audience de la cour de Rotterdam, avait débuté le 28 septembre 2015. Mais elle avait été interrompue à plusieurs reprises, notamment ce jour-là et le 18 janvier 2016, en raison de problèmes de connexion du réseau Internet, entre autres.

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