Euro-2016 - Allemagne, France et Belgique visent les quarts

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Les Bleus devront se montrer plus convaincants face à l'Eire.

  Les Bleus devront se montrer plus convaincants face à l'Eire.  

Trois des équipes les plus attendues de l'Euro-2016 passent dimanche l'épreuve des 8e de finale: l'Allemagne, championne du monde, se frotte à la Slovaquie; la France, pays hôte, affronte l'Eire, revancharde après la fameuse main d'Henry; et la Belgique hérite de la surprenante Hongrie.

Trois pays ont déjà leurs crampons en quart depuis samedi: la Pologne, venue à bout de la Suisse (5 t.a.b à 4; 1-1 a.p.), le pays de Galles vainqueur de l'Irlande du Nord (1-0) et le Portugal qui a eu la Croatie à l'usure (1-0 a.p.).

Le premier quart est déjà connu: la Pologne, jamais arrivée à ce stade de la compétition, va se mesurer à du très lourd, le Portugal de Cristiano Ronaldo, jeudi à Marseille. Samedi, CR7 n'a pas marqué, mais c'est lui qui pousse le gardien croate à la faute sur le but de Quaresma.

Les deux derniers 8e de finale se joueront lundi, avec Italie-Espagne, une finale avant l'heure, revanche de celle de 2012 remportée par la Roja, et le choc des extrêmes, Angleterre-Islande.

En attendant, dimanche, c'est la Slovaquie qui va entrer la boule au ventre sur le terrain face à la Mannschaft. «Nous jouons le champion du monde, le défi est immense pour nous, a résumé le sélectionneur slovaque Jan Kozak. Nous avons besoin d'une défense solide, c'est le seul moyen d'avoir un bon résultat».

A propos de défense, celle de l'Allemagne devrait pouvoir compter sur Jerome Boateng, dont la blessure à un mollet n'inquiète plus le sélectionneur Joachim Löw. «Il a participé à l'entraînement et il ne s'est pas plaint après. Je ne pense pas qu'il y aura de problème», a assuré le coach des champions du monde.

Pelouse neuve à Lille

Les Slovaques de Marek Hamsik (Naples) et Martin Skrtel (Liverpool) avaient bien battu les Allemands en amical cet année (3-1). Mais Kozak ne se berce pas d'illusion: «je crois que pour eux, la compétition commence vraiment dimanche».

Les deux équipes évolueront sur la nouvelle pelouse de Lille: l'ancienne, décriée depuis le début du tournoi, a été totalement remplacée jeudi par une surface venue des Pays-Bas. "C'est incroyable ce que l'on peut faire en si peu de temps et je pense que les conditions seront excellentes", a prédit Jan Kozak.

Le vainqueur de ce 8e de finale peut trembler: au tour suivant, il trouvera sur son chemin le vainqueur d'Italie-Espagne.

La France, si elle surmonte l'Eire, tombera sur le gagnant d'Angleterre-Islande. Mais il y a d'abord un 8e de finale à jouer à Lyon. Et pas n'importe lequel, puisqu'un ballon guidé de la main par Thierry Henry pour William Gallas avait privé les Irlandais du Mondial-2010 lors d'un barrage face aux Français restés dans toutes les mémoires.

Officiellement, ni Français ni Irlandais n'y pensent. Mais le souvenir est tellement vivace qu'il est difficile de croire aux discours d'avant match. «Au football, il n'y a pas de revanche, a tenté de déminer le sélectionneur français Didier Deschamps. Cela appartient à l'histoire».

«On a décidé d'oublier ça, c'est très irlandais, a renchéri son homologue de l'Eire, Martin O'Neill. Ca ne nous concernera pas quand on va jouer».

Kiraly, «putain, il vit toujours»

Le journal Irish Examiner avait pourtant écrit cette semaine: "pour les supporteurs irlandais, la vengeance est un plat qui se mange froid depuis 2009 et cette vengeance aura lieu dimanche".

Vous avez dit déséquilibré au sujet de Belgique-Hongrie ? Selon les évaluations des analystes financiers, le milieu belge Kevin de Bruyne vaut plus que la valeur de tous les Hongrois sur le marché des transferts.

«Que puis-je répondre à cela? C'était comme ça avant les autres matches. Contre le Portugal (3-3), la balance penchait dans le même sens. Cela ne nous intéresse pas», a balayé l'Allemand Bernd Storck, coach de la Hongrie.

Dans les buts hongrois, il y aura Gabor Kiraly, 40 ans, et son bas de survêtement si vintage. «Putain, il vit toujours celui-là, il est encore là ? Eh oui, il est toujours là, c'est bien (cette) longévité», en a souri Marc Wilmots, sélectionneur belge, qui avait croisé Kiraly sur les terrains dans son autre vie, quand il était encore joueur.

Si les Belges vont au tour suivant, ils auront en face d'eux le pays de Galles de Gareth Bale, qui se sent en France comme chez lui. Après la qualification samedi, il a trottiné derrière sa fillette, toute heureuse de gambader sur la Pelouse du parc des Princes sous les applaudissements des fans gallois.

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