Frédéric François : «Il est plus difficile de rester pérenne»

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Ce chanteur de charme fera escale chez nous aujourd’hui pour un unique concert qui se tiendra ce soir au J&J Auditorium. De la Réunion où il se trouvait jeudi après-midi, Frédéric François nous parle du concert et de sa musique.

Vous revenez à Maurice après sept ans. Quel souvenir conservez-vous du public mauricien ?
Je garde de très bons souvenirs de Maurice. Mon premier grand voyage était à Maurice. Je venais de faire un succès en France et il y avait un journal qui avait organisé un concours auprès des jeunes pour leur faire gagner un voyage à Maurice. C’est comme cela que je me suis retrouvé à Maurice avec les jeunes. Et à Maurice, je rencontre un Monsieur que j’ai beaucoup apprécié et qui s’appelait Gaëtan Duval. Quand j’ai vu que les gens connaissaient et chantaient mes chansons, je suis revenu. Je me suis retrouvé en face d’un public formidable. Je me suis dit que chaque fois que je serai dans l’océan Indien, je viendrai à Maurice pour un spectacle.

Que réservez-vous à ce public ce soir ?
Je vais leur chanter mes titres incontournables, les chansons qu’ils aiment et qui leur rappellent des souvenirs comme par exemple «Chicago», «Mon coeur te dit je t’aime», «Je t’aime à l’italienne» et beaucoup d’autres. Ce sera un beau spectacle de deux heures, avec un rythme dans le spectacle pour que cela finisse en apothéose.

Vous êtes chez nous dans le cadre de la sortie de votre nouvel album «Les femmes sont la lumière du monde». Que représente ce titre pour vous ?
Il représente beaucoup. Il représente la vérité déjà. Tout ce que je dis dans mes chansons n’est que vérité et on ne le dit pas assez. Les femmes sont à l’honneur dans cet album. Il renferme des chansons d’amour, des chansons d’espoir, il y a tout ce que j’aime dans la vie. Chacun va trouver dans ces titres la chanson qu’il préfère. Il y a même un titre qui s’appelle «Juliette sans Roméo» parce qu’il y a beaucoup de femmes qui préfèrent vivre seules. Il a fallu presque neuf mois pour réaliser cet album. C’est comme un bébé. L’album plaît parce qu’il figure parmi les 20 premiers dans le classement en France, et parmi les six premiers en Belgique. Par la grâce de Dieu, c’est un album qui vivra longtemps.

Vous occupez le coeur des fans depuis des décennies. Quelle est, selon vous, la clé de ce succès ?
Je ne sais pas trop. C’est peut-être le fait d’être sincère, de faire chaque chanson comme si c’était la première, le fait d’y croire et d’être passionné, le tout mélangé à un coup de pouce de la chance. Et le public adhère et me suit. Je me considère comme étant un privilégié parce que je traverse toutes les décennies et que le public est toujours là et que chaque disque est un disque d’or.

Votre public a évolué au fil des années ? Il est composé de qui maintenant ?
Il évolue et heureusement d’ailleurs. Les chansons se transmettent de génération en génération et donc les jeunes filles, qui ont adhéré à mes chansons, sont aujourd’hui devenues mamans et ont transmis l’amour de mes chansons à leurs enfants. Lorsque vous venez au spectacle, c’est un public familial qui est présent, toutes générations confondues. Et c’est magnifique.

Le monde musical comprend de plus en plus d’artistes. Quel regard jetez-vous sur la nouvelle génération ?
Un regard positif. Je connais le cheminement et la difficulté de ce métier. Je leur souhaite de connaître le succès et de traverser le temps. Faire un disque ou faire un succès, ce n’est rien mais rester pérenne, c’est beaucoup plus difficile. Chaque chanteur apporte une touche nouvelle et cela fait évoluer la musique. 

La réalisation de chaque album constitue-t-il pour vous un défi ?
Bien sûr. A chaque fois, c’est comme si que je faisais un premier album. Je donne le meilleur de moi. Et j’essaie de faire en sorte que ces musiques aient l’air de chansons d’aujourd’hui pour qu’on puisse distinguer ces chansons et savoir à l’écoute qu’une chanson date des années 80 et qu’une autre est d’aujourd’hui. En tant que musicien, j’essaie d’employer des instruments qui marqueront le temps aussi. Il n’y a pas que la musique, il y a les textes et il faut qu’ils évoquent le présent. On parle beaucoup de femmes de nos jours. Dans mes chansons, j’explique comment il faut parler aux femmes. Il faut dire je t’aime à tous ceux qu’on aime.

Vous parlez toujours d’amour. Est-ce que ce thème garantit le succès ?
Ce qui compte le plus au monde pour moi, c’est l’amour. On construit par amour, on se bat par amour, pour avoir une vie digne. On a besoin d’amis, c’est aussi de l’amour. Finalement, tout n’est qu’amour dans ce monde. Parler d’amour, c’est partager les sentiments. Les gens s’approprient les histoires de mes chansons et cela leur fait du bien. Ces histoires les soutiennent, les fait vire et les portent. Ainsi, ils oublient les problèmes de la vie.

Apres Maurice, où allez-vous porter votre musique ?
En novembre, je vais à Brooklyn puis à Boston. En avril 2017, je serai à l’Olympia. La tournée se fera ensuite en France et en Suisse.

En sus de votre nouvel album, vous avez également sorti un livre intitulé «Mon histoire». Parlez-nous-en.
Dans ce livre, je raconte l’histoire de mon père qui a tout quitté. Mes parents n’ont revu leur famille restée en Italie que trois fois dans leur vie parce qu’ils n’avaient pas d’argent pour revenir. Ils ont tout donné à leurs enfants pour que la famille puisse vivre dignement. J’ai fait ce livre pour rendre hommage à tous les immigrés. Aujourd’hui encore, quand ils s’en vont de leur pays, c’est parce qu’ils n’en peuvent plus. C’est une question de survie. On aspire tous à une vie meilleure, à une vie de paix et de bonheur.

Jusqu’à quand continuerez-vous à trouver du bonheur dans la chanson ?
Tant que je suis en forme, tant que je garde cette voix, tant que je garde cette foi, tant que les salles sont remplies et que chaque chanson est un disque d’or, je continuerai à chanter. Je ne sais pas ce que me réserve la vie, mais j’essaie d’aller le plus loin possible.

Un concert à guichets fermés


Depuis plus d’une semaine, tous les billets pour le concert de Frédéric François sont épuisés. L’arrivée du chanteur était prévue ce matin. Frédéric François sera accompagné d’un groupe de 16 personnes. «Cela a été une grosse organisation. Frédéric François arrive avec toute son équipe, composée de ses musiciens et de ses techniciens. Il apporte également une partie du matériel nécessaire. Ce sera un concert sans entracte», explique Gérard Louis de Geda Music, organisateur du concert. Cet événement a été rendu possible grâce à un partenariat entre Geda Music et Klbass Production.

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