Attaque contre l’ambassade de France: «La police fait son travail», dit Nadim Edoo

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C’est vers 21h40, le mercredi 1er juin, que Nadim Edoo a quitté le CCID. © YUDISH RAMKHELAWON

C’est vers 21h40, le mercredi 1er juin, que Nadim Edoo a quitté le CCID. © YUDISH RAMKHELAWON

Les interpellations se poursuivent après les coups de feu contre l’ambassade de France et l’hôtel St-Georges, à Port-Louis. Nadim Edoo, âgé de 35 ans et habitant Plaine-Verte, a été interpellé par une équipe dirigée par le chef inspecteur Rajesh Moorghen du Central Criminal Investigation Department (CCID), le mercredi 1er juin.

C’était à l’issue d’une opération menée dans la partie nord de la capitale peu après 15h30. Munis d’un mandat de perquisition, des policiers sont arrivés à la résidence de Nadim Edoo. Deux fusils de chasse de calibre 12 et 30 et deux balles de calibre 12 ont également été saisis lors de l’opération. Ils seront examinés par le Forensic Science Laboratory.

Interrogé par les hommes du surintendant de police Sailesh Kumar Behary et de l’inspecteur Moonsamy Poorecelen, aux Casernes centrales, il a dit avoir eu ces balles de Reaz Tegaully, un habitant de Goodlands. La police s’est lancée à la recherche de ce dernier. Comme il n’était pas chez lui, son épouse a été interrogée au poste de police de Triolet. Deux fusils ont également été saisis chez lui.

Nadim Edoo avait déjà été arrêté le 2 décembre 2015 dans le cadre de la troisième réouverture de l’enquête sur le triple assassinat de la rue Gorah Issac, à Plaine-Verte. Une accusation provisoire d’unlawful possession of firearms avait été retenue contre lui. Son interrogatoire concernait les armes à feu utilisées au cours de cette fusillade. Il avait nié toute implication dans cette affaire. Car à cette époque, dit-il, il n’avait que 15 ans. Nadim Edoo avait par la suite recouvré la liberté contre une caution de Rs 25 000 et une reconnaissance de dette de Rs 50 000.

Interrogé quant à ces interpellations à sa sortie des Casernes centrales, Nadim Edoo a répliqué que «la police fait son travail». Et d’ajouter qu’il «kondann sa laksion-la».

 

Par ailleurs, dans le sillage de l’enquête sur les coups de feu à la rue St-Georges, deux commerçants habitant les rues sir Virgil Naz et Raoul Rivet, à Port-Louis, ont été interpellés mardi. Après avoir été interrogés et leurs fusils examinés, ils ont été autorisés à rentrer chez eux.

Depuis les coups de feu, toute la force policière est mobilisée. Des contrôles de véhicules sont effectués dans les différentes régions du pays, surtout dans la capitale, par des policiers de la force régulière en compagnie des éléments de la Special Supporting Unit et de la Special Mobile Force. Les ambassades bénéficient, elles, d’une sécurité maximale.

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