Parlement: Jahangeer de nouveau contraint de retirer deux questions

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Bashir Jahangeer ne compte pas baisser les bras au Parlement.

Bashir Jahangeer ne compte pas baisser les bras au Parlement. 

On lui avait dit, il y a une quinzaine de jours, de ne pas poser de «questions embarrassantes» pour le gouvernement. Il avait alors été contraint de retirer sa question sur le Central Electricity Board. Et une fois encore, la muselière a été appliquée à Bashir Jahangeer. Le député du n°13 (Rivière-des-Anguilles–Souillac) s’est vu obliger de retirer deux interpellations de la liste de questions qu’il devait soumettre au Chief Whip Mahen Jhugroo.

C’est le leader du MSM, Pravind Jugnauth, qui est intervenu auprès de lui, révèle le backbencher orange. La première question concerne les entrepreneurs ayant décroché des contrats pour la construction des maisonnettes de la National Housing Development Company. «Je ne comprends pourquoi ils m’ont demandé de retirer cette question. On veut jouer la carte de la transparence et je voulais connaître les noms des entrepreneurs.»

L’autre question concerne les projets sous le Build Operate and Transfer (BOT). «Avec le projet de loi qui a été voté par le Parlement fin mars, je voulais savoir quels sont les projets qui ont été adoptés», a déclaré Bashir Jahangeer à l’express. De préciser qu’il ne soupçonne pas d’irrégularités autour de la liste des entrepreneurs ou encore des projets du BOT.

«Quand on fait partie de la majorité, il faut suivre la discipline du parti. Si on fait de l’opposition, il vaut mieux être de l’autre côté de la Chambre»

Malgré cette situation, Bashir Jahangeer ne se laisse pas démonter. Et compte revenir prochainement avec d’autres interpellations. Il dit espérer que cette fois-ci, les ministres accepteront de jouer la carte de la transparence.

Interrogé le lundi 16 mai, le Chief Whip a, lui, rétorqué que «quand on fait partie de la majorité, il faut suivre la discipline du parti. Si on fait de l’opposition, il vaut mieux être de l’autre côté de la Chambre». Mais si la censure a été appliquée dans le cas de Bashir Jahangeer, le député Sudesh Rughoobur pourra, lui, intervenir librement. Et ce, alors qu’au moins deux questions jugées «embarrassantes» sont à mettre à son compte. L’une concerne les Éditions de l’océan Indien et l’autre, la croissance dans le secteur de l’informatique.

25 orateurs sur le National Wage Consultative Council Bill

Le National Wage Consultative Council Bill sera présenté au Parlement en deuxième lecture mardi après-midi. Mais il ne devrait pas être adopté dans la soirée. La raison: le grand nombre d’intervenants (25) des deux côtés de la Chambre. C’est Soodesh Callichurn, ministre du Travail, qui pilote ce projet de loi visant l’introduction, entre autres, d’un salaire minimum pour les travailleurs.

Les débats devraient s’échelonner sur au moins deux semaines. Le ministre Callichurn compte éventuellement apporter des amendements au projet de loi, surtout après avoir écouté tous les orateurs. En effet, face à la levée de boucliers des syndicats, depuis la première lecture du National Wage Consultative Council Bill, le ministère a fini par engager des discussions avec eux. La dernière rencontre remonte au vendredi 13 mai. Soodesh Callichurn a aussi eu une rencontre avec le patronat lundi.

Lors de la réunion parlementaire de la majorité lundi, les discussions ont également tourné autour de ce projet de loi. Le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo a, une fois de plus, brillé par son absence à cette rencontre.

Les travaux de l’Assemblée nationale pourraient prendre fin vers 19h30 mardi soir, le National Wage Consultative Council Bill étant le seul projet de loi à l’agenda. Les ministres Roshi Bhadain et Ravi Yerrigadoo manqueront à l’appel, pour cause de déplacement à l’étranger.

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