Révélations de SAJ sur Ramgoolam: un autre coffre volatilisé ?

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Dirigeants et sympathisants du PTr étaient présents en cour intermédiaire pour soutenir Navin Ramgoolam, lundi 2 mai.

Dirigeants et sympathisants du PTr étaient présents en cour intermédiaire pour soutenir Navin Ramgoolam, lundi 2 mai.

Que cherchait la police autre que les deux coffres forts et les deux valises saisis chez l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, le 6 février 2015 ? Au dire de sir Anerood Jugnauth (SAJ), «na pa inn pran tou coffre-fort ki ti bizin pran. Pann pran tou bann dokiman ki ti bizin pran». C’est ce qu’il a déclaré dimanche, lors du meeting de l’alliance Lepep à Vacoas.

Selon nos recoupements du côté de l’hôtel du gouvernement, la police était, à l’époque, bel et bien sur la piste d’un autre coffre-fort et d’autres documents capitaux. Cela, en sus des Rs 220 millions, dont une bonne partie en devises comme des coupures de dollars américains jamais utilisées. Un coffre qui, depuis, se serait volatilisé dans la nature. Comme publié dans notre édition du 13 février 2015, les enquêteurs cherchaient à mettre la main sur un ou plusieurs chèques d’un gros montant qui auraient été émis au nom de Navin Ramgoolam. Ou encore sur des government bonds toujours au nom de l’ancien Premier ministre.

Selon SAJ, les perquisitions effectuées au bureau de Navin Ramgoolam à la rue Desforges et à son domicile, à Riverwalk, n’auraient pas été menées comme elles auraient dû l’être. «Inn fer enn travay pou kouyonn lizié dimounn, a-t-il lâché, dimanche. Sa bann coffre fort ki ti gagn larzan ki ounn trouvé la sé pa tou ki ti laba. Ti éna ankor anba ti kasiet. Lapolis ti gagn ransegnman sa lepok-la (…).» Le chef du gouvernement a, au passage, égratigné ces «policiers qui soutenaient Navin Ramgoolam» et qui «ankor éna enn latasman ek li».

Ce qui est sûr, c’est que la sortie en règle du Premier ministre contre une section de la police a jeté un froid du côté du Central Criminal Investigation Department, qui est responsable de l’enquête. L’instruction venant de la plus haute hiérarchie de ne piper mot en l’absence du commissaire de police est, semble-t-il, suivie à la lettre.

De son côté, Navin Ramgoolam s’en remet à ses hommes de loi. C’est ce qu’il a déclaré à la presse à sa sortie de la cour intermédiaire lundi, où a été donné le coup d’envoi du procès qui lui est intenté dans l’affaire Roches-Noires.

Joint au téléphone par la suite, Me Yusuf Mohamed, Senior Counsel, l’un de ses avocats a répliqué qu’il n’a, à ce stade, reçu «aucune instruction de Navin Ramgoolam par rapport à ce qui a été dit au meeting du 1er-Mai».

Jour J-1 pour Gooljaury

C’est demain, mercredi 4 mai que Rakesh Gooljaury saura s’il est éligible à faire des travaux communautaires. Dans le cadre de l’affaire Roches-Noires, il avait été reconnu coupable de complot, le 18 avril. Le patron de Fashion Style a écopé de trois mois de prison. La magistrate Renuka Dabee avait toutefois suspendu la sentence en attendant le rapport du Probation Office.

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