Rezistans ek Alternativ dénonce le National Wages Consultative Council Bill

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Rezistans ek Alternativ a animé une conférence de presse à Moka samedi 23 avril.

  Rezistans ek Alternativ a animé une conférence de presse à Moka, samedi 23 avril.  

À une semaine de la Fête du travail, Rezistans ek Alternativ monte au créneau. Ashok Subron, l’un des animateurs, dénonce l’introduction du National Wages Consultative Council Bill lors de sa conférence de presse, samedi 23 avril 2016. Le projet de loi sera présenté mardi 26 avril à l’Assemblée nationale.

Le syndicaliste se demande si cette nouvelle instance n’est pas une réplique du National Pay Council. «C’est très grave ce qui se passe. Cette loi met en minorité les syndicats. Ou pe diskit dan enn linstans kot sindika minoritaire. Les décisions sont sujettes à l’approbation du patronat et aussi bann représentant du gouvernement. Gouvernement nomm 11 representant ek 4 nomine politik», s’insurge Ashok Subron, qui a pris connaissance du projet de loi au matin du samedi 23 avril.

Selon lui, cette instance est mise sur pied pour décider du salaire minimal et de la compensation salariale. «Jamais nous n'avons demandé que la compensation salariale soit décidée selon des critères. Aux réunions auxquelles j’ai assisté, j’ai indiqué que la compensation salariale ne doit pas être incluse au sein de cette instance, car elle est déterminée sur la base de la perte du pouvoir d’achat», a souligné Ashok Subron. Il dit constater que «la nouvelle instance va décider du salaire minimal, alors que la demande syndicale est d’avoir un chiffre de référence pour en discuter».

«Les partis politiques sont en déclin»

Sur le volet politique en marge du 1er-Mai, Ashok Subron est d’avis que les travailleurs seront présents, tandis que les partis politiques n’ont rien confirmé sur leur présence. Selon lui, les partis issus de la lutte des travailleurs – le Parti travailliste, le Mouvement militant mauricien, le Mouvement socialiste militant et le Parti mauricien social-démocrate – sont arrivés à la fin de leur cycle historique. «Les partis politiques sont en déclin. L’échec du gouvernement durant ces 16 mois et les 12 points perdus par l’alliance Lepep ne bénéficient pas aux partis de l’opposition», estime Ashok Subron.

Le syndicaliste affirme que la politique économique et sociale du gouvernement a été une faillite. «Il y a une guerre des chefs, une guerre pour le Primeministership. Voilà pourquoi il y a des cracks dans cette alliance gouvernementale. Ils ne respectent plus leur manifeste électoral», souligne le syndicaliste, animateur du parti politique de gauche.

Ian Jacob, autre animateur de la plateforme politique, a ciblé le Premier ministre adjoint, Xavier-Luc Duval. Ce dernier a, dit-il, failli à s’attaquer à la question de représentativité ethnique dans son résumé des travaux du comité ministériel qu’il a présidé sur la réforme électorale.

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