Nouvelle constitution : le plan de relance contesté au sein du MMM

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A peine le rapport sur la relance du Mouvement militant mauricien (MMM) présenté, que certains membres du parti expriment déjà des réserves sur quelques points avancés. Ce rapport sur la nouvelle constitution du MMM sera au centre de la journée de réflexion du parti le 1er-Mai avant d’être approuvé par l’assemblée des déléguées par la suite.

Si l’affrontement des idées se fera le jour de la Fête du travail, d’ores et déjà, des modifications se profilent à l’horizon et certains points pourront même être enlevés. Ci-après, quatre des points qui font ruer dans les brancards.

  • ° Un quota minimal de 33% de femmes, dès à présent, dans toutes les instances dirigeantes et sur la liste des candidats aux élections législatives et municipales, augmentant progressivement pour atteindre la parité (50%) en 2030.
  • «Il n’y a pas d’argument contre, mais le problème est sur la présentation. Établir un délai pour atteindre cet objectif n’est pas une bonne chose, 2030 c’est quand même loin. Il ne faudrait pas imposer de délai. Nous atteindrons ce seuil quand le moment sera venu», explique une source du bureau politique (BP) des mauves.
  • ° Un quota minimal de 15% de jeunes dans toutes les instances dirigeantes et sur la liste des candidats aux élections législatives et municipales.
  • «Atteindre 15 % de jeunes n’est pas facile, il faut des propositions réalisables.» Mais, selon une autre source du BP des mauves, ce pourcentage encouragera ceux-ci à rejoindre le MMM en tant que parti dynamique et ouvert à la jeunesse mauricienne qui aura la possibilité de progresser à tous les niveaux du parti.
  • ° Le leader et son adjoint sont élus sur un joint ticket (combiné) par un vote de l’assemblée des délégués suivant les premières élections au comité central sous la présente constitution. Par la suite, ils seront élus par tous les membres du MMM ayant appartenu au parti pendant au moins un an.
  • «Il y a pas mal de réserve sur cette proposition et tout sera discuté plus en détail lors de la journée de réflexion.» Selon la constitution actuelle, le comité central du parti doit élire les membres du bureau politique qui, eux, choisissent le leader et son adjoint. Cette décision est ensuite avalisée par le comité central.
  • «La proposition actuelle est que ce soit les délégués qui choisissent le leader et le leader adjoint.»
  • ° Dès lors que le MMM est au gouvernement, à l’exception du leader et de son adjoint, aucun ministre ou Parliamentary Private Secretary ne peut cumuler des fonctions de responsabilité au sein du parti.
  • «Actuellement le secrétaire général du parti ne peut pas être un ministre. Il y a des réserves sur ce point que les ministres et PPS ne peuvent occuper certaines fonctions pour le parti.» L’argument est qu’un ministre n’a pas le temps de s’occuper des affaires du parti car il doit s’occuper de son ministère.
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