Pas géométriques à Grand-Baie: Soodhun et Joomaye s’expliquent

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Showkutally Soodhun et Zouberr Joomaye rejettent les allégations faites à leur encontre dans le cadre d’une affaire de transaction foncière concernant les Pas géométriques.

Showkutally Soodhun et Zouberr Joomaye rejettent les allégations faites à leur encontre dans le cadre d’une affaire de transaction foncière concernant les Pas géométriques.

Nouvelle polémique. Showkutally Soodhun, vice-Premier ministre et ministre du Logement et des Terres, est soupçonné d’être mêlé à une opération de transfert de bail, laissant planer le doute quant à un possible conflit d’intérêts. Il aurait participé à une transaction foncière concernant des Pas géométriques, à Grand-Baie, pour favoriser son fils. Il serait intervenu afin de permettre la concrétisation d’un accord autour d’un terrain valant plusieurs millions.

Le ministre rejette vigoureusement les accusations faites contre lui. Même son de cloche du côté du député mauve, Zouberr Joomaye, qui serait également impliqué dans cette affaire. «Le bail industriel octroyé à mon fils Umeeir Ibne résulte d’une procédure réalisée dans les règles en 2012. Il n’a bénéficié d’aucune sorte de faveur de ma part», martèle Showkutally Soodhun, contacté samedi. Il avance quatre raisons pour soutenir sa thèse.

Concernant sa présence en tant que directeur au sein de la société Culture de Tabac, détentrice d’un bail sur les Pas géométriques de The Vale, d’une superficie de 1,16 arpent, il affirme qu’«il est vrai que j’avais vendu toutes mes actions à mon fils. Mais il ne pouvait occuper le poste de directeur vu qu’il était employé au sein du Board of Investment, poste qu’il a quitté en mars 2015», précise Showkutally Soodhun. Umeeir Ibne, poursuit-il, envisageait d’être directeur de la société mais, en raison des changements à venir, il estimait que Zooberr Joomye, le troisième plus gros actionnaire de ladite société, était le mieux à même de le faire. Qui plus est, «le bail d’Umeeir et séparé du bail principal car, depuis 2011, il a été le seul actionnaire de la société ayant fait une demande en ce sens».

«De quelle maldonne parle-t-on ?»

Qu’a-t-il à dire concernant la décision des autres sociétés, qui ont préféré ne pas opter pour une séparation du bail principal ? «Chacune des autres sociétés aurait déjà été dissoute avant l’expiration des nouveaux baux. Tout récemment, elles ont dû mettre en place une procédure d’extension des baux.» Par ailleurs, en 2015, «mon fils a dû s’acquitter d’une taxe de Rs 6 M pour effectuer le transfert du bail au nom de sa société», fait valoir Showkutally Soodhun. Tout a été fait devant un notaire durant le mandat de l’ancien gouvernement, ajoute-t-il. «De quelle maldonne parle-t-on ? Je ne blâme pas la presse mais les personnes qui ont refilé ces informations pour faire croire qu’il y a eu maldonne

Quant à Umeeir Ibne Soodhun, il précise que sa société, Mohamad Umeeir Ibne Showkut, a initié les procédures pour l’obtention d’un bail dédié depuis 2011. «J’ai payé le lot acheté depuis 2012. Même si je payais mes redevances à temps, le gouvernement ne reconnaissait qu’une seule entité, soit Culture de Tabac, et non une entité divisée entre quatre sociétés

Quant au Dr Zouberr Joomye, il a confié qu’il était propriétaire d’une parcelle de terrain et d’un bungalow achetés à un Mauricien qui vit au Botswana et qui louait ladite parcelle à bail. «C’est d’ailleurs indiqué dans la déclaration de mes avoirs. Tout a été fait dans la transparence et en toute légalité. C’est par pure coïncidence que le ministre Soodhun est mon voisin. D’où une tentative de faire un amalgame. Il y était propriétaire bien avant moi. Nous sommes dans une copropriété commune

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