Mariage à la grecque 2 : Une petite comédie familiale simplette mais sympa

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Beaucoup d’années ont passé depuis que Toula Portakalos a épousé Ian Miller. Toula a dû fermer son agence de voyage à cause de la récession, Ian est à présent proviseur et le couple a maintenant une grande fille, Paris, qui se cherche une université. Celle-ci a un peu hâte de voler de ses propres ailes, le clan Portokalos étant quelque peu envahissant bien que sympathique. À ce propos justement, Gus est en proie à une lubie : prouver qu’il est le descendant direct d’Alexandre le Grand. C’est en ce sens qu’il fait des recherches sur Internet et qu’il fouille dans les vieux documents de la famille. C’est ainsi qu’il finit par découvrir que Maria et lui ne sont en fait pas mariés…

LA NOTE : 5/10

À sa sortie, en 2002, Mariage à la grecque fut un phénomène mondial, enregistrant des recettes records pour une comédie. Ce succès fut d’autant plus remarquable et surprenant que le casting était composé d’acteurs quasiment inconnus du grand public. Adapté d’une pièce écrite par son actrice principale, Nia Vardalos, le film produit par Tom Hanks et réalisé par Joël Zwick, vieux routier des sitcoms familiales des 90’s (La fête à la maison, La vie de famille, Notre belle famille), fut même nommé aux oscars pour son scénario.

La belle histoire se prolongea et s’acheva avec une déclinaison en série télé. My big fat greek life diffusée par CBS et coproduite par Nia Vardalos et Tom Hanks, lassa rapidement le public et fut annulée après seulement 7 épisodes. 14 ans plus tard, le retour sur les écrans de Nia Portokalos, son mari parfait et sa famille envahissante pose inévitablement question. Déjà un peu «datée» en 2002, la formule peut-elle encore fonctionner dans un paysage cinématographique plutôt occupé par des comédies beaucoup moins sages ?

Le premier film était construit comme un conte de fée moderne, adoptant la même formule narrative que tant de comédies romantiques des années 90. Une serveuse, au physique quelconque, vieille fille, toujours dévouée, entourée d’une famille très présente, aimante mais étouffante, la considérant comme l’enfant qui ne quittera jamais le cocon familial, rencontre un prince charmant, triomphe de tous les obstacles pour conclure sur un ‘happy end’ que l’on devinait depuis la première minute mais qui arrive quand même à nous émouvoir. Convenu, donc, mais indéniablement efficace. 14 ans après, Toula et Ian vivent dans la maison que leur avait offert le père de Toula (qui se trouve bien sûr être voisine de la sienne) et sont les heureux parents de Paris, une jeune adolescente de 17 ans, rebelle mais pas trop, qui arrive au moment charnière de la vie de l’adolescente américaine lambda vu dans tant de téléfilms et de sitcoms: le bal de promo et le choix de sa future université. Paris est donc peutêtre sur le point de quitter ses parents et sa famille, ce que n’a jamais réussi à faire sa mère qui avait même mis ses études en parenthèse pour travailler dans le restaurant familial.

À ce moment du film, on se dit que l’enjeu est bien mince et que le parcours de Paris sera moins intéressant que celui de Toula, qui elle avait eu toutes les peines du monde à s’émanciper, devant composer avec des parents et surtout un père, beaucoup plus rigide et moins ouvert au changement et aux autres cultures. Crainte que la suite du récit ne démentira pas tant la bienveillance de ses parents, la présence quasi fantomatique de son père, se contentant de quelques sourires et de faire admirer sa superbe chevelure, empêche l’identification. La surprise vient plutôt de l’identité des mariés qui permettra de décrocher quelques sourires même si là aussi, le récit est tellement balisé et convenu, les personnages tellement unidimensionnels, qu’il faut se mettre en mode cocooning et se rappeler ces dimanches pluvieux passés paresseusement devant un téléfilm gentillet ou ce qu’on peut appeler un «film plaid». L’apparition (rapide) de John Stamos, star de «La fête à la maison», renforcera la sensation de se trouver devant un film presque anachronique.

Le problème de ce deuxième volet des aventures de la famille Portokalos est aussi que la formule est plus visible, les «gags» sentent un peu le réchauffé, la «recette miracle» du premier étant appliquée de façon non pas cynique mais pour le moins «scolaire» pour ne pas dire paresseuse. Ici, si les ingrédients sont les mêmes, ils ne sont plus de première fraîcheur et pour continuer de filer la métaphore culinaire, on nous sert un plat un peu réchauffé.

C ’est loin d’être indigne, ça a le mérite de se démarquer de toutes ces comédies vulgaires, faussement insolentes, jouant à fond la carte du trash et une partie du contrat est remplie dans le sens où on passe un bon moment et qu’on en ressort de bonne humeur. À voir pour les fans de petites comédies Familiales.

FICHE TECHNIQUE

Titre original : My Big Fat Greek Wedding 2

Genre : Comédie

Durée : 1 h 35

De : Kirk Jones (II)

Avec : Nia Vardalos, John Corbett, Lainie Kazan, Michael Constantine, Andrea Martin, Ian Gomez, Elena Kampouris

Salles : CineKlassic Caudan

Source: Internet

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