Les Nundlall dans les bons papiers du gouvernement

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Nando Bodha et Soodesh Callichurn ont assisté au lancement des nouveaux «smart buses» de la TBS, jeudi.

Nando Bodha et Soodesh Callichurn ont assisté au lancement des nouveaux «smart buses» de la TBS, jeudi.

Le vent a, semble-t-il, tourné pour les Nundlall. En particulier Leckram Nundlall. Et c’est tout sourire, jeudi, que les ministres Nando Bodha et Soodesh Callichurn ont assisté au lancement de huit smart buses de la compagnie Triolet Bus Service (TBS), qui appartient à l’homme d’affaires considéré comme étant un proche du gouvernement de Navin Ramgoolam.

Pourtant, au lendemain des élections de décembre 2014, qui avaient vu le triomphe de l’alliance Lepep, Leckram Nundlall avait subi les foudres des autorités gouvernementales. Surtout du vice-Premier ministre et ministre du Logement et des terres Showkutally Soodhun.

Un véritable bras de fer s’était engagé autour de Tarisa Resorts, dont l’homme d’affaires est le propriétaire. En janvier 2015, une mise en demeure lui avait été servie, le sommant de détruire le jardin qu’il avait aménagé devant l’hôtel. Ce qui devait permettre de rouvrir la route côtière reliant Mont-Choisy à Pointe-aux-Piments. L’affaire est toujours devant le tribunal.

Soutenir des projets dans l’intérêt public

Depuis, toutefois, la situation semble s’être décantée. D’ailleurs, Leckram Nundlall est, à travers la compagnie Auto Check, un des opérateurs privés qui négocient avec le gouvernement dans le cadre de la privatisation des centres de fitness.

L’express a interrogé le Parliamentary Private Secretary Sharvanand Ramkaun, qui était aussi présent à l’inauguration des smart buses de Triolet Bus Service, jeudi. Selon le député de la circonscription n°5, Pamplemousses-Triolet, le gouvernement a certes son «opinion», mais cela ne veut pas pour autant dire qu’il ne doit pas soutenir des projets qui sont dans l’intérêt du pays.

D’ajouter que c’est du domaine public que Leckram Nundlall a un projet de centre de fitness. «On ne peut pas l’empêcher d’aller de l’avant avec ses projets. Certes, il y a des conditions à revoir, mais on sait que sa compagnie a investi gros.» Et puis, fait remarquer le PPS,«si on ne lui accorde pas le permis, il y aura encore des procès en cour».

Leckram Nundlall, que nous avons sollicité, n’était pas disponible pour une réaction. Mais dans son entourage, on indique qu’initialement, le directeur d’Auto Check n’était pas d’accord avec les conditions imposées par le gouvernement. Il est cependant revenu à de meilleurs sentiments. Et puis, fait-on ressortir, Triolet Bus Service a bénéficié de l’aide du gouvernement.

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