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Elles ont du métier - Dans le jardin secret d’une fleuriste

9 avril 2016, 07:59

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Elles ont du métier - Dans le jardin secret d’une fleuriste

VENDREDI MATIN. Les choses, les gens, les commerces tournent au ralenti du côté de cet hypermarché très fréquenté, sis à Phœnix. Cela fleure bon le jour férié. Sauf qu’il y en a qui bossent. À l’instar de Vanesha Chinan, 34 ans, fleuriste. On la cueille au passage pour qu’elle nous parle de sa vie parmi les fleurs.

Le décor est planté. La belle plante manie ses roses rouges, blanches, multicolores avec amour. «J’ai toujours eu un faible pour la déco en général, mais les fleurs m’ont toujours particulièrement attirée», confie Vanesha, qui nous met au parfum. C’est tout naturellement donc qu’elle se lance dans un premier temps dans l’artisanat, s’occupant de recréer un cadre champêtre dans un restaurant. Mais elle n’a pas l’intention d’y prendre racine. Alors, il y a six ans, elle se met à son propre compte.

La graine de businesswoman prend un pari risqué. Pas question de faire le pot de fleurs. Malgré une route jonchée de chiendent, Vanesha s’accroche au cocotier. Aujourd’hui, les affaires sont florissantes. La vente de ses chrysanthèmes, ses glaïeuls et autres marguerites lui rapporte entre Rs 4 000 et Rs 5 000 par jour. Mais pour cela, il faut faire le pied de grue devant l’étal six jours sur sept, de 8 h 30 à 15 heures, voire plus tard. Sans compter qu’il faut amortir le coût de la location, qui grimpe, comme le lierre, et qui s’élève pour l’instant à Rs 40 000.

Et d’où viennent-elles, les fleurs ? Vanesha cultive-t-elle son propre jardin ? «J’ai la main verte mais planter toutes ces variétés de fleurs n’est pas chose aisée.» Raison pour laquelle elle les importe de la Malaisie ou du Kenya, confie-t-elle. La «cargaison», elle la reçoit deux fois par semaine. Les plantes sont stockées dans des chambres froides. «J’en ai une chez moi et l’hypermarché en met une à notre disposition, ici.»

Passons de la chambre froide à la chambre tout court. A-t-elle trouvé un prince charmant pour lui conter fleurette ? «Oui, je suis mariée, j’ai un enfant de 13 ans», affirme la jeune femme, un peu fleur bleue. Et son histoire d’amour avec les fleurs durera-t-elle encore longtemps ? Le oui est sans appel. Les ambitions ont d’ailleurs été revues à la hausse, Vanesha n’étant pas femme à se reposer sur ses lauriers. «Je vais bientôt ouvrir une boutique et je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin…» Gageons que les démarches seront couronnées de succès.