Présidentielle au Congo: l’opposant Kolélas appelle à accepter la victoire de Sassou Nguesso

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Guy Brice Parfait Kolelas à Brazzaville le 17 mars 2016

Guy Brice Parfait Kolelas à Brazzaville le 17 mars 2016

L’opposant congolais Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième à la présidentielle congolaise du 20 mars, a appelé ses partisans à accepter les résultats officiels du scrutin, entachés à ses yeux de graves irrégularités.

«Nous disons ne pas verser dans la polémique et nous acceptons le verdict, quoique discutable, de la Cour constitutionnelle», a déclaré M. Kolélas à Brazzaville à l’occasion de sa première conférence de presse depuis l’élection.

«C’est avec un cœur serré et plein de tristesse que je m’adresse à tous ceux qui m’ont fait confiance: persévérez dans la foi qu’un jour nous ferons triompher les idéaux pour lesquels nous nous battons. Je sais qu’ils savent qu’il [aurait dû y avoir] un deuxième tour de l’élection présidentielle et que j’étais qualifié pour ce deuxième tour», a ajouté l’opposant.

«J’invite cependant le président Denis Sassou Nguesso, proclamé vainqueur, à avoir le triomphe modeste, car cette élection a été émaillée d’irrégularités de tous genres. Il devra s’élever pour apaiser tous les Congolais», a encore dit M. Kolélas.

Lundi soir, après une journée de troubles violents dans Brazzaville, la Cour Constitutionnelle, juge du contentieux électoral, avait confirmé la victoire du chef de l’État sortant dès le premier tour et sa réélection pour un mandat de cinq ans avec plus de 60% des voix.

M. Kolélas et quatre autres candidats unis par un pacte électoral anti-Sassou avaient dénoncé comme une «forfaiture» les résultats officiels provisoires annoncés nuitamment le 24 mars et appelé le peuple congolais à les contester par des voies légales et pacifiques.

Leur appel à une grève générale le 29 mars n’était pas parvenu à paralyser le pays. La Cour constitutionnel a rejeté le recours déposé par M. Kolélas, arguant qu’il n’avait pas été déposé dans le temps, ce que dément formellement l’opposant, affirmant que la Cour a compté comme des jours ouvrés le dimanche et le lundi de Pâques pour ne pas examiner sa requête.

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