Grèce: nouveaux affrontements entre migrants, dans le hotspot de Chios

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Trois migrants ont été hospitalisés vendredi, blessés dans la nuit lors d’affrontements entre les détenus du hotspot (centre pour migrants) de l’île de Chios, qui y attendent leurs renvois prévus en Turquie, a rapporté l’agence de presse grecque ANA.

Les troubles ont provoqué de graves dommages aux infrastructures du camp, notamment au dispensaire médical. La police a fait usage de grenades assourdissantes pour ramener le calme.

Selon des militants promigrants, les rixes avaient été précédées dans la soirée de manifestations de migrants réclamant leur remise en liberté.

Huit migrants avaient déjà été blessés légèrement la nuit précédente après une rixe entre Syriens et Afghans campant dans des conditions misérables devant les terminaux du port du Pirée, près d’Athènes.

Transformé comme tous les hotspots des îles grecques en site de détention depuis l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie censé stopper le flux migratoire en Égée, le camp Vial de Chios abrite désormais plus de 1.500 personnes, pour une capacité de 1.200 places, selon l’ANA.

Les autorités envisagent d’en transférer certains dans un centre ouvert pour faire baisser la tension, a ajouté l’agence.

En vertu de l’accord UE-Turquie, tous les migrants arrivés en Grèce après le 20 mars, y compris les réfugiés notamment syriens, sont en principe exposés à être renvoyés en Turquie.

Les premiers renvois sont prévus pour lundi 4 avril, ont annoncé jeudi des responsables européens et turcs de l’opération. Selon une source européenne, ils porteront sur quelque 500 personnes, «des Syriens, Afghans et Pakistanais qui n’ont pas demandé l’asile» en Grèce.

Pour encadrer légalement l’opération, fortement contestée par le HCR et les humanitaires en dépit des assurances de l’UE qu’elle respectera le droit d’asile, le Parlement grec doit se prononcer dans la journée en procédure d’urgence sur un projet de loi qui en précise les modalités et renforce les services d’asile grecs.

Sauf surprise, le texte, approuvé sur le principe en commission parlemntaire, doit être adopté, en dépit de la contestation de l’accord UE-Turquie au sein même du parti de gauche Syriza au pouvoir en Grèce.

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