Célibataire, mode d’emploi: une comédie trash et sans surprises

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Alice, conseillère légale, largue temporairement son compagnon et collègue Josh, histoire de «faire le point». Elle emménage à New York avec sa soeur Meg, gynécologue qui refuse toute relation sérieuse. Dans son nouveau travail, Alice devient l’amie de sa nouvelle collègue, l’exubérante Robin. Lors des soirées en boîte, celle-ci parvient toujours à se faire offrir des verres par des hommes qu’elle drague. Elle se souvient rarement des noms de ses amants et ne conçoit pas de vivre une relation sérieuse. Avec sa nouvelle amie, Alice prend des leçons. Il y a également Lucy qui sur son ordinateur, se cherche un nouveau compagnon en usant d’une méthode scientifique. Cela sous l’oeil à la fois intrigué et amusé de Tom, le barman. Ce dernier a délibérément choisi de rester sans attaches pour mieux profiter de la vie. De son côté, Meg est séduite par Ken, un homme beaucoup plus jeune qu’elle...

La note : 6/10

Célibataire, mode d’emploi appartient à ce nouveau type de comédies romantiques chorales, inaugurée par «Love Actually» (2003), dans lesquelles on suit les déboires amoureux parallèles de personnages qui parfois ne se croisent jamais. Les errances sentimentales d’un seul couple, ADN qui avait pourtant fait ses preuves dans ce genre souvent sautillant, semblaient soudain ne plus suffire.

Dans la lignée de «Love Actually» (mouvance british), on a donc assisté à une inflation côté Hollywood qui avait pris des proportions pantagruéliques : comme la rom com était tombée en désuétude, il fallait, pour ne pas la laisser mourir, voir très grand. On ne pouvait désormais plus en concevoir une que si on y trouvait pêle-mêle Ben Affleck, Jennifer Aniston, Drew Barrymore,

Jennifer Connelly, Bradley Cooper et Scarlett Johansson («Ce que pensent les hommes», 2009) ; ou bien Jessica Alba, Jessica Biel, Julia Roberts, Jamie Foxx, Anne Hathaway, re- Bradley Cooper, Ashton Kutcher, et on n’en est qu’à la moitié de l’affiche (« Valentine’s Day», 2010) ! En dehors de l’impression d’assister à une soirée des oscars où toutes les stars présentes se mettraient à parler de leurs problèmes de coeur, ces films n’ont pas laissé grande trace dans l’esprit des amoureux du genre, aussi orphelins soient-ils.

À l’écriture de «Ce que pensent les hommes» et «Valentine’s Day» : un même tandem de scénaristes, Abby Kohn et Marc Silverstein, que l’on retrouve ici. Heureusement, ils ont réduit la voilure : trois héroïnes principales seulement, pas tout à fait stars encore, même si elles sont toutes intéressantes pour des raisons variables. Dakota Johnson, la «fille de» la plus charmante du moment, Alison Brie, tornade comique, et Rebel Wilson, nature australienne remarquée dans ‘Pitch Perfect’, s’y débattent à New York avec leur célibat plus ou moins désiré. Souvent moins que plus.

Le sujet a le mérite d’être traité avec beaucoup plus d’honnêteté que par le passé, si l’on se réfère à «Quand Harry rencontre Sally», au «Journal de Bridget Jones» ou à «Sex and the City» : jamais célibat n’a rimé avec comédie romantique. Autant qu’on aime le genre, il a toujours fallu y composer avec un certain formatage sentimental, inscrit dans le contrat. En plus d’être joyeusement divertissant, ce film-là a l’audace de laisser certaines de ses protagonistes seules à la fin. Enfin, être célibataire n’est plus la maladie numéro 1 de l’héroïne de rom com. Un grand pas, mine de rien. À voir pour les fans du genre.

FICHE TECHNIQUE

Titre original : How to be single

Genre : Comédie

Durée : 1 h 50

De : Christian Ditter

Avec : Dakota Johnson, Rebel Wilson, Alison Brie, Leslie Mann, Anders

Holm. Jake lacy, Damon Wayans Jr.

Salles : Star Caudan, La Croisette, Bagatelle

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