Prêt à Lutchmeenaraidoo: la réplique de la SBM attendue

Avec le soutien de
La SBM avait affirmé qu’elle attache la «plus haute importance aux questions relatives à la confidentialité et à l’intégrité de ses clients».

La SBM avait affirmé qu’elle attache la «plus haute importance aux questions relatives à la confidentialité et à l’intégrité de ses clients».

Quelle va être la prochaine manœuvre de la State Bank of Mauritius (SBM) après que le juge Iqbal Maghooa lui a ordonné, jeudi 17 mars, de révéler les détails sur le prêt contracté par l’ex-ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo ? À hier soir, la direction de la banque n’avait pris aucune décision à ce sujet

Pourtant, depuis que l’affaire a éclaté, la SBM a affirmé qu’elle attache la «plus haute importance aux questions relatives à la confidentialité et à l’intégrité de ses clients». Et de maintenir que toutes les facilités de prêt accordées se font dans le respect de critères d’évaluation objectifs et de procédures internes établies. Qu’en pensent les professionnels du secteur en vue de la situation?

«Il est évident que si la demande de l’ICAC est solide, la Cour suprême peut donner le feu vert aux limiers de la commission anti-corruption d’aller de l’avant pour tirer cette affaire au clair», dit Me Dev Erriah, expert en fiscalité internationale. D’ores et déjà, les enquêteurs de l’ICAC, qui avaient fait la demande, mercredi, en Cour suprême, pour obtenir les documents concernant le prêt, seront appelés à déterminer si Vishnu Lutchmeenaraidoo a abusé de son statut de VVIP du gouvernement pour obtenir des privilèges, voire des concessions de taille, dans le sillage de cette transaction.

Des passe-droits

Selon Penny Hack, avocat d’affaires, les limiers de l’ICAC auront à faire remonter à la surface l’existence des passe-droits auxquels l’ex-grand argentier aurait eu droit au moment des négociations avec la SBM.«On peut se demander si son statut de High Networth Individual a influencé le Relationship Manager de la SBM jusqu’à accorder au ministre des avantages sur son prêt», souligne l’avocat. Et d’ajouter que l’ICAC tentera aussi de déterminer s’il y a eu conflit d’intérêts menant à un cas d’abus. Étant donné que la SBM est une banque d’État.

Par ailleurs, l’ICAC pourrait également démontrer, selon Penny Hack, si le Credit Committee a outrepassé ses droits en accordant ce prêt à l’ex-ministre des Finances.

Publicité
Publicité

Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires