Akil Bissessur, avocat: «J’ai reçu des menaces»

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Me Akil Bissessur, membre du panel juridique du Parti travailliste (PTr), réclame le gel des salaires du Premier ministre sur une question de principe. La motion qu’il a présentée le lundi 22 février concernant le «Remunerative Employment» de sir Anerood Jugnauth a été renvoyée au 14 mars.

Pourquoi une telle action ?

C’est une question de principe. Un ancien président de la République ne doit pas être redevable envers son employeur et doit être à l’abri de toute attaque. Sir Anerood Jugnauth en tant qu’ex-président aurait dû le savoir. Il ne peut prendre un emploi rémunéré. D’ailleurs, c’est sous son mandat de Premier ministre à l’accession du pays au statut de République, en 1992, que la Constitution a été amendée et les règles établies. La question est: pourquoi personne n’y a pensé jusqu’à présent et pourquoi personne n’a contesté son salaire de Premier ministre ?

Votre appartenance au PTr n’a-t-elle pas motivé votre action ?

Je ne suis pas membre du PTr, je ne suis même pas dans l’exécutif du parti. Je suis seulement membre du legal panel. Je pense que c’est une action citoyenne. Je le fais en tant que contribuable.

Il a été question de votre locus standi dans cette affaire ?

Cette affaire ? Je ne peux me prononcer là-dessus. L’affaire est en cour et cela pourrait être préjudiciable.

Quel est votre véritable but ?

Je veux provoquer le débat. Souvenez-vous lorsque l’ex-président Cassam Uteem s’était exprimé sur un point politique le tollé qu’il y avait eu concernant ses réserves. Les Mauriciens ont la mémoire courte. An ex-President cannot put himself in a position where he can be attacked.

Cette affaire n’est-elle pas finalement un tremplin politique pour vous ?

Si je voulais faire de la politique, je serais monté sur un camion pour m’attaquer à SAJ. Là, ce serait un coup en dessous de la ceinture. En entrant une action en justice, je donne à la partie adversaire l’occasion de se défendre et de s’expliquer. Le but c’est de provoquer le débat sur la question.

Depuis cette affaire, j’ai reçu des menaces à peine déguisées sur les réseaux sociaux. Should things be like that?  Ce n’est pas sain dans un débat démocratique. Je suis convaincu de mon action et j’irai jusqu’au bout. Financièrement, je n’ai rien à gagner dans cette affaire.

«Jusqu’au bout» veut dire…

Il faut aujourd’hui attendre les objections de la partie adverse. Je pense aller jusqu’au main case. Je m’attends à remporter cette joute et que le Premier ministre rembourse ses salaires et autres allocations obtenus depuis décembre 2014.

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