Zika: la COI prépare une riposte «efficace» et «adaptée» au virus

Avec le soutien de
(Photo d’illustration) 70 ans après la découverte du virus Zika chez un singe en Ouganda, il n'existe pas de vaccin, ni de traitement spécifique.

(Photo d’illustration) 70 ans après la découverte du virus Zika chez un singe en Ouganda, il n'existe pas de vaccin, ni de traitement spécifique contre ce fléau.

La Commission de l’océan Indien (COI), à travers son réseau SEGA (surveillance des épidémies et gestion des alertes), se mobilise face à l’épidémie Zika. Le but: faire face au virus avant qu’il n’apparaisse dans l’Indianocéanie. Une réunion a eu lieu à Mahé, aux Seychelles, le vendredi 12 février.

Trois principales actions ont été débattues lors de cette réunion afin de préparer une riposte régionale efficace et adaptée : assurer le renforcement de la surveillance épidémiologique afin de détecter en amont les premiers cas de maladie due au virus ; renforcer les capacités des laboratoires de la région pour obtenir des diagnostics plus efficaces et plus rapides et définir un plan de riposte régionale, ce qui passe par un renforcement de la coordination des acteurs sur le terrain et la mobilisation d’une force d’intervention régionale pour appuyer les pays.

Brésil, le pays le plus touché

L’épidémie de virus Zika a été décrétée «urgence mondiale de santé publique» par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les cas de nourrissons atteints de microcéphalie au Brésil ont progressé de 10% par rapport à la semaine dernière, avec 508 cas désormais confirmés. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Santé de ce pays frappé par le virus Zika, soupçonné de provoquer ces malformations cérébrales.

Les dernières données qui dataient du 12 février faisaient état de 462 cas de microcéphalie (réduction du périmètre crânien, néfaste au développement intellectuel) confirmés entre octobre et février, contre une moyenne annuelle de 150. Par ailleurs, 3 935 autres cas considérés comme suspects sont toujours en cours d'examen, dont 39,9% ont été notifiés depuis le début de l'année, a précisé le ministère. Le reste des cas (60,1%) correspond à l'an dernier.

Le Brésil est le pays le plus touché par l'épidémie avec 1,5 million de personnes qui ont contracté le virus Zika depuis 2015. La directrice de l’OMS Margaret Chan et des scientifiques américains sont attendus au Brésil dans les prochains jours pour analyser la situation.

Margaret Chan arrivera au Brésil le 23 février pour une visite de 48 heures, a indiqué mardi le ministère de la Santé. Début février, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé qu'un possible lien entre Zika et l'explosion des cas de malformations congénitales devait être étudié et constituait donc «une urgence de santé publique de portée internationale». 

Les experts sauront dans «quelques semaines» si le virus Zika est une cause de la microcéphalie et du syndrome Guillain-Barré (maladie neurologique qui peut entraîner une paralysie irréversible ou la mort) mais les essais cliniques à grande échelle de vaccins ne devraient pas démarrer avant 18 mois au moins, a récemment prévenu l’OMS.

Presque 70 ans après la découverte du virus Zika chez un singe en Ouganda, il n'existe pas de vaccin, ni de traitement spécifique ou de test de diagnostic rapide pour contrecarrer cette maladie.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires