Paul Bérenger: «Le miracle économique n’existe pas»

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Paul Bérenger dans les locaux de La Sentinelle, à Riche-Terre, le mercredi 17 février.

Paul Bérenger dans les locaux de La Sentinelle, à Riche-Terre, le mercredi 17 février.

Pour son premier entretien médiatique de 2016, le leader de l’opposition et du MMM, Paul Bérenger, s’est rendu dans les locaux de La Sentinelle, à Riche-Terre. Pendant plus d’une heure, ce mercredi 17 février, il a abordé, «sans tabou» mais non sans humour, plusieurs sujets : son parcours en politique, la situation au MMM, l’économie et fait un bilan du gouvernement. Tour d’horizon.

Son parcours en politique

Ne le qualifiez surtout pas de politicien ! Paul Bérenger se décrit comme un militant. «Le terme classe politique m’énerve», a-t-il lancé.

Au cours de l’entretien, Paul Bérenger a évoqué deux textes qu’il a écrits et qui ont été publiés dans l’express en 1967, la veille des élections et le lendemain. Il avait alors 22 ans. Il a aussi parlé des «années de braise», de son passage en prison, de la création du MMM…

Qui sont les parlementaires qui l’ont le plus marqué ? Avec force anecdotes, il a cité sir Seewoosagur Ramgoolam, sir Harilal Vaghjee, sir Harold Walter, entre autres. «Il y a aussi actuellement beaucoup de parlementaires prometteurs au MMM.»

Le rôle du leader de l’opposition

Pour Paul Bérenger, l’opposition a joué un grand rôle dans les progrès réalisés par Maurice et les succès rencontrés. «Le poste de leader de l’opposition est un poste constitutionnel», a-t-il souligné, déplorant que nombre de Mauriciens sous-estiment l’importance du rôle du leader de l’opposition.

Le poste de leader du MMM

Le MMM peut-il exister sans Paul Bérenger ? Oui, répond ce dernier. Il insiste à plusieurs reprises sur le fait que le MMM a mis en place une direction collégiale. Et qu’il n’imposera pas des membres de sa famille.

Et qu’en est-il des démissions de plusieurs membres ? Tous les grands partis du monde connaissent des crises et des scissions, fait valoir Paul Bérenger. Il affirme qu’une réunification du MMM n’est pas à l’ordre du jour.

Les alliances de 2014

Paul Bérenger a concentré ses attaques contre Navin Ramgoolam, qu’il blâme pour la débâcle aux élections générales de décembre 2014. «Non seulement, il a donné l’impression qu’il sera toujours aux commandes, mais les militants n’ont pas apprécié ses blagues.»

Il devait concéder qu’il n’est pas «normal» que le Parlement n’ait pas siégé pendant de longs mois en 2014.

Revenant sur la cassure du Remake de 2000, il a évoqué plusieurs problèmes comme l’affaire MedPoint, et le refus de demander un early trial, la nomination du n°3 du gouvernement…

Bilan du gouvernement de l’alliance Lepep

Catastrophe. Cacophonie. Autant de qualificatifs utilisés par Paul Bérenger pour parler du gouvernement de l’alliance Lepep, des nominations effectuées…

Selon le leader du MMM et de l’opposition, le miracle économique «n’existe pas». Et «nou pa kapav ogment tou dépens couran et investi dan developman en mem tan».

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