Privatisation des centres de fitness: manque à gagner de Rs 60 M par an pour l’État

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Quelque 200 000 véhicules sont examinés dans les centres de fitness chaque année.

Quelque 200 000 véhicules sont examinés dans les centres de fitness chaque année.

Laprivatisation des centres de fitness ne sera pas sans conséquences pour l’État. Actuellement, les autorités empochent une somme d’environ Rs 60 millions à travers les examens de fitness chaque année. Et pour ne pas se retrouver avec des caisses vides, le gouvernement souhaite imposer une taxe supplémentaire aux opérateurs privés.

Au total, 486 000 véhicules sont enregistrés. De ce nombre, quelque 200 000 sont examinés chaque année dans des centres de fitness. Ce qui rapporte environ Rs 80 millions à l’État. Si on déduit les dépenses faites pour les salaires et autres frais d’opération, un profit net de Rs 60 millions est récolté. Pour ne pas se retrouver avec un trou d’environ Rs 5 millions par mois, les autorités ont ainsi proposé une condition : que les opérateurs du privé s’acquittent d’une taxe opérationnelle.

Contre-privatisation

Lors d’une réunion que les autorités ont eue avec les opérateurs des centres de fitness privés le jeudi 4 février, l’introduction de la taxe a été discutée. Des trois opérateurs, deux ont demandé que celle-ci ne soit pas imposée dans l’immédiat. Leur contre-proposition est la suivante : qu’un bilan soit fait dans deux ou trois ans. Et s’il s’avère que les opérateurs parviennent à garder la tête hors de l’eau pendant cette période, la taxe pourrait alors être introduite.

Au niveau des autorités gouvernementales, on avance considérer cette proposition, gardant en tête la situation financière de la National Transport Authority (NTA). En tant que régulateur, fait-on valoir, il faudrait que celle-ci puisse percevoir de l’argent. L’État devrait faire part de sa proposition finale la semaine prochaine, lors d’une ultime réunion.

Deux autres centres de fitness dans le Sud et le Nord

Autre condition imposée par les autorités : que deux autres centres de fitness voient le jour dans le Sud et le Nord du pays. Proposition qui n’a pas enchanté les opérateurs privés. Deux d’entre eux (NdlR : mentionnés plus haut) ont, là aussi, demandé un moratoire jusqu’à 2018 au moins. La décision du gouvernement est attendue lors de la prochaine réunion.

À l’hôtel du gouvernement, on laisse entendre vouloir couper la poire en deux, du moment que l’État arrive quand même à engranger des bénéfices. D’ailleurs, les autorités estiment que la réunion du jeudi 4 février a été satisfaisante et que les négociations vont dans la bonne direction.

L’échéance pour l’ouverture des centres de fitness devrait se situer autour de juin 2016. Avant cela, les opérateurs devront organiser et financer des formations avec des professionnels de l’étranger, notamment sur le maniement des appareils. Formation qui devrait durer au minimum deux mois.

Il nous revient que ces cours, pour chaque centre de fitness, devraient coûter plus d’un million de roupies. Un investissement considérable pour les opérateurs. Mais du côté de l’État, on dit espérer trouver un accord au plus vite.

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