Ebranlées par un cancer: le parcours courageux de Karishma et Marianne

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Shamima Patel-Teeluck, de Breast Cancer Care, lors d’une journée de mobilisation contre le cancer à Baie-du-Tombeau.

Shamima Patel-Teeluck, de Breast Cancer Care, lors d’une journée de mobilisation contre le cancer à Baie-du-Tombeau.

«Dimunn dir ki cancer se la mor. Non se pa la mort c’est enn maladi kuma les zot, diabet ou sida. Pa tarde pou al guet enn dokter kan ou gagn premye symptom. Ale deswit, pa gagne per.» Par ce témoignage, Karishma a voulu démontrer que le cancer se guérit désormais. Mais tout passe par le dépistage, a-t-elle insisté au centre communautaire de St.-Malo jeudi 4 février.

Avec plusieurs volontaires, elle a voulu à sa façon sensibiliser les femmes sur cette maladie alors que nous célébrons la Journée mondiale contre le cancer le jeudi 4 février. Une initiative de Breast Cancer Care, dont la fondatrice est Shamima Patel-Teeluck.

C’est en 2013 que Karishma découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Et elle se fait opérer.«Les traitements sont durs, plus durs que le cancer lui-même»¸ confie-t-elle. Surtout avec les effets secondaires de la chimiothérapie. La perte des cheveux… Cependant grâce au soutien de sa famille, Karishma trouve le courage de rester positive.

Autre parcours courageux, celui de Marianne de l’association Rayon de Soleil. «Cela a été très dur pour moi d’accepter ma maladie. C’est en écoutant plusieurs témoignages de victimes et grâce au soutien de Shamima et de ma famille que j’ai réussi à réapprendre à vivre», confie-t-elle.

Quelle vie a-t-on lorsque l’on doit se faire traiter pour le cancer ? Karishma et Marianne sont unanimes à le dire : il ne fait pas s’arrêter qu’aux traitements. Ce qui les a, elles, aidé : leur inscription dans l’association. Là où elles font des rencontres et participent à de nombreuses activités.

«Les femmes ont peur de venir faire le dépistage car cela pourrait être la fin du monde pour elles. Ce n’est pas le cas. Nous essayons de faire passer un message à ces femmes pour leur dire de ne pas avoir peur», commente pour sa part le Dr. Bhartee  Ramluchumun qui aide volontairement l’association. Du reste, elle aussi est passée par cette épreuve qu’est le cancer.

De son côté, la psychothérapeute Fatima Cassam Sulliman propose plusieurs activités pour aider les victimes de cancer à se relaxer. «J’organise des ateliers de peinture et de couture. De plus, je rends visite aux femmes qui ne peuvent se déplacer et je les soutiens. Je fais aussi des distributions de prothèses mammaires à celles qui en ont besoin.»

En chiffres

A Maurice, selonShamima Patel-Teeluck, il y a 1 600 cas de cancers et 45 % de ce chiffre représente le cancer du sein uniquement. Il y a plus de 500 cas par an et c’est très alarmant, est-elle d’avis.

Rodrigues n’est pas en reste. En 2014, il y a eu 48 cas sur 40 000 personnes atteints de cancer.

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