Neuf ans après: une mineure réclame Rs 70 M à un directeur d’école pour viols

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Une adolescente de 17 ans a logé une plainte en Cour suprême contre le directeur d’une école préscolaire.

Une adolescente de 17 ans a logé une plainte en Cour suprême contre le directeur d’une école préscolaire.

Elle aurait été victime de viols à répétition à l’âge de neuf ans. Aujourd’hui âgée de 17 ans, Jenny* a logé une plainte en Cour suprême, vendredi dernier, par le biais de ses hommes de loi Mes Kaviraj Bokhoree et Niven Moonesamy contre le directeur d’une école préscolaire. Elle lui réclame des dommages de Rs 70 millions pour les actes subis.

Jenny, qui vit désormais à l’étranger, est arrivée à Maurice avec ses parents le 25 décembre afin de porter plainte. Cela après qu’un travailleur social de son collège l’a convaincue de parler des événements qu’elle a vécus à ses parents, qui ignoraient tout.

L’affaire remonterait à novembre 2007 selon les déclarations de l’adolescente. Durant les vacances scolaires, l’accusé aurait proposé à ses parents de prendre en charge leur fille aînée à son école préscolaire, située dans les Plaines-Wilhems.

Étant donné qu’elle avait fréquenté celle-ci plus jeune et que sa petite soeur s’y trouvait, les parents n’ont pas objecté. Qui plus est, leur fille, qui passait le plus clair de son temps seule à la maison, pourrait veiller sur sa petite soeur et avoir de la compagnie.

«Je ne pouvais pas demander de l’aide.»

Toutefois, ils étaient loin de se douter de la tournure qu’auraient pris les choses. Un jour, après avoir raccompagné des enfants chez eux, le directeur, avec seulement Jenny dans la voiture, se serait arrêté dans un coin isolé. Il aurait intimidé la fillette pour la première fois et lui aurait demandé de se déshabiller.

«Je ne pouvais pas demander de l’aide puisqu’il n’y avait personne dans les environs», dit-elle dans sa plainte. Le directeur aurait alors commis des attouchements sur elle, avant de la menacer de faire du mal à sa benjamine si elle en parlait à quiconque.

Le présumé agresseur aurait ensuite récidivé dans le sous-sol de l’école, le jour suivant. Mais cette fois, il aurait abusé sexuellement de la fillette de neuf ans. «J’étais pétrifiée et je ne pouvais pas crier», indique la jeune fille. La fois suivante, c’est chez le directeur, qui vit à l’étage de l’école, qu’elle aurait été violée. Les deux ne se sont plus revus à la suite d’un déménagement.

Mais en 2012, l’accusé et son épouse rendent visite à la famille de Jenny. Chez cette dernière, le directeur aurait fait des attouchements sur elle, feignant d’aller aux toilettes. Il lui aurait alors lancé : «To ti kwrar mo pa ti pou retrouv twa.»

La famille a porté plainte contre le directeur, «en qui elle avait placé sa confiance», le 28 décembre 2015. Celui-ci a, par la suite, été arrêté sous une accusation provisoire de viol.

«L'adolescente suit des traitements psychiatriques et demande que justice soit faite», expliquent ses avocats dans la plainte.

*prénom fictif

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