Madagascar : Un bilan plus alarmant sur l’épidémie de peste

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Des amoncellement d'ordures de part et d'autre sont loin d'améliorer la situation à Madagascar : la population des rats s'y multiplie à grande vitesse.

Soixante-trois malades décédés. C’est le nombre des victimes de la peste enregistré depuis le mois d’août 2015. Sur 174 cas constatés, 63 étaient mortels. Un bilan plus alarmant que ce que nous avions récemment rapporté sur la base des chiffres officiellement communiqués depuis août. Selon le Dr Maherisoa Randriatsito­rahina, directeur de la Direction de la veille et de surveillance épidémiologie (DVSSE), Tsiroanomandidy était le district le plus touché. Amparafaravola et Moramanga ont également payé un lourd tribut avec respectivement douze et huit morts, selon les rapports rendus publics.

Ce même médecin a toutefois confirmé que «par rapport à l’année précédente, le nombre de cas mortels enregistrés a diminué, même si le chiffre reste important». L’année dernière, la peste a tué 79 malades sur 335 enregistrés. Et le danger n’est pas encore écarté. La fin de la saison pesteuse corres­pond à celle de la période
pluvieuse.

«Des mesures ont été prises pour prévenir la propagation de la peste dans toute l’île, mais il y a toujours des risques de résurgence», précise le Dr Bruno Randrema. Vu l’amoncellement d’ordures et la multiplication de rats infectés à travers la ville, cette affirmation est alarmante. Le ministère de la Santé publique appelle la population à redoubler de vigilance surtout pendant cette saison pluvieuse.

La peste est une maladie infectieuse et très dangereuse. «Au moindre symptôme suspect comme la fièvre ou l’apparition de ganglions, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin», encourage le Dr Maherisoa Ratsitorahina. «Tous les traitements sont à la charge du ministère de la Santé en partenariat avec des organismes internationaux», poursuit-il.

Assainissement

La dégradation de l’environnement est l’un  des facteurs qui provoquent la propagation de la peste. «Les hommes abattent la forêt, sans parler de la pratique des feux de brousse. Les rats infectés se sentent menacés et se déplacent en ville en peuplant les ordures », confirme le directeur de la DVSSE.

«Il faut renforcer l’assainissement de la ville, c’est l’un des moyens qui garantit le succès de la lutte contre la mala­die», conclut Bruno Marcellin Randrema, responsable de la communication au sein du ministère de la Santé.

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