Déco de fêtes : belles vitrines à lécher

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La décoration d’une vitrine pour les fêtes se prépare au moins un mois à l’avance.

La décoration d’une vitrine pour les fêtes se prépare au moins un mois à l’avance.

Depuis environ deux ans, ils nous en mettent plein la vue. Les gérants de magasins misent de plus en plus sur la décoration de leurs vitrines en période de fêtes, donnant une tout autre tournure à l’expérience du lèche-vitrines. Pour ce faire, ils font appel à des visual merchandisers.

Auparavant, la décoration se résumait à un «Joyeux Noël et bonne année», inscrit au spray rouge et vert sur les vitrines. Les plus avisés allaient même jusqu’à dessiner un père Noël. «Mais depuis l’arrivée des centres commerciaux et des marques internationales, tout le monde a été obligé de suivre le pas», explique Loïc Lim, visual merchandiser pour une chaîne de magasins. La décoration millimétrée de la vitrine, en deux ans, est devenue une norme.

Comment l’artiste conçoit-il une vitrine ? Il ne suffit pas d’accrocher trois boules de Noël et deux guirlandes pour créer l’atmosphère de fête. «Ce qui doit primer, c’est la mise en avant de l’esprit de la marque, au-delà des festivités. Mais cet aspect ne doit certainement pas être laissé de côté», indique Loïc Lim, affairé à mettre en place sa vitrine de Noël. Et c’est à ce moment que le public réalise que mettre du rouge, du vert et du blanc ne suffit pas.

«S’inspirer des grands»

Dans la vitrine du jour, seul le blanc renvoie aux fêtes. Le visual merchandiser use des couleurs sobres et chics pour attirer le client. Quelques guirlandes, un peu de neige stratégiquement placée et, comme par un tour de magie et aidé de son talent, Loïc Lim arrive à créer l’esprit de fin d’année même sans les couleurs traditionnelles des fêtes.

«Les couleurs sont quand même importantes. Il faut arriver à renvoyer à la collection qui existe en magasin et aussi s’adapter à l’événement que nous célébrons. Ce qui demande du temps», dit Loïc Lim, tout en décrochant une boule pour la quatrième fois pour l’accrocher deux centimètres plus bas.

Un visual merchandiser a beaucoup de travail. Contrairement à la croyance populaire, une vitrine se prépare «au moins un mois à l’avance, et encore, c’est le strict minimum, avance le pionnier en la matière à Maurice. L’idéal est de commencer la conception au moins trois mois à l’avance.»

D’où vient l’inspiration ? «Indéniablement, il faut s’inspirer des grands», répond simplement le Simon Doonan en herbe. Magazines, vitrines de grands magasins à l’international, la tendance, les couleurs de la saison…Mais encore, dit-il, il y a une partie de soi qu’il faut mettre dans son travail.

«L’inspiration se trouve partout. On peut la trouver sur un détail dans la rue, dans un poivrier lors d’un dîner, d’une expression lors d’une conversation. L’inspiration ne se cherche pas, il vient», fait ressortir Loïc Lim, en apportant une touche finale verte à sa vitrine. Et toutes ses explications prennent leur sens : il a fait une vitrine de Noël sans la couleur principale, le rouge, et avec une infime touche de vert… La dizaine de vitrines qu’il a faites cette année ont toutes le même principe : l’originalité avant tout.

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