Heures supplémentaires pour les fêtes : les employés de la CHC remontés

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Selon la direction, rien dans l’accord collectif indique que les employés doivent rentrer plus tôt les 24 et 31 décembre. [PHOTO: CLIFFORD FRANCISQUE]

Selon la direction, rien dans l’accord collectif n'indique que les employés doivent rentrer plus tôt chez eux les 24 et 31 décembre. [PHOTO: CLIFFORD FRANCISQUE]

Habituellement, les employés de la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL) terminent leur service à midi les 24 et 31 décembre. Cette année, la direction a décidé d’étendre les heures de travail jusqu’à 15 heures durant ces deux jours. Au grand dam des employés qui n’ont, cependant, pas joué le jeu.

Fidèles à leurs habitudes, ils ont été nombreux à déserter les lieux à midi, refusant d’effectuer des heures supplémentaires. La raison qu’ils avancent : cette décision irait à l’encontre de l’accord collectif en vigueur.

«Cette décision d’étendre les heures de travail de trois heures a été prise unilatéralement. Il n’est pas question de laisser la direction de la CHCL changer les conditions de travail sans l’accord du syndicat», explique Ashok Subron, négociateur syndical des employés du port.

Pour lui, la direction de la CHCL est en train de «créer des tensions inutiles dans le port». Il trouve inadmissible que la nouvelle direction de la CHCL veuille «aller à l’encontre de l’accord collectif en vigueur».

«On ne peut imposer les heures supplémentaires à l’ensemble des travailleurs»

Il ajoute que «les travailleurs du port ne sont pas des irresponsables. Chaque année, il y a un bateau qui est à quai et sur lequel les opérations ne sont pas finies à midi. Certains travailleurs font alors des heures supplémentaires. C’est normal parce que personne ne veut bloquer les opérations dans le port. En revanche, on ne peut imposer les heures supplémentaires à l’ensemble des travailleurs».

Mais la direction de la CHCL ne lâche pas prise. Gassen Dorsamy, le directeur général de la CHCL, avance qu’il n’y a rien dans l’accord collectif qui indique que les employés doivent rentrer plus tôt les 24 et 31 décembre. «Je les mets au défi de me montrer où c’est écrit. Nous sommes un service essentiel. Dans l’accord, il est stipulé que si nous voulons opérer les 1er et 2 janvier, le 1er Mai et le 25 décembre, il nous faut obligatoirement négocier avec les employés. Mais ce n’est pas le cas pour les 24 et 31 décembre», explique le directeur général.

Est-ce que les opérations ont été chamboulées hier parce que les employés ont fait de la résistance ? À cette question, le directeur général affirme qu’il avait déjà trouvé un terrain d’entente avec les travailleurs et qu’il a eu de la chance qu’il n’y ait eu qu’un seul bateau à débarquer.

«À 12 h 30 tout le monde avait fini de débarquer les marchandises du dernier bateau qui restait. J’avais dit aux employés que dès qu’ils avaient fini, ils pourraient rentrer et c’est ce qui s’est passé», explique Gassen Dorsamy.

Qu’en est-il du 31 décembre ? Pour les employés, il n’est toujours pas question de déroger à la tradition et de travailler au-delà de midi. 

«Ce n’est que le 29 décembre que nous saurons combien de bateaux seront dans le port le 31 décembre. Mais nous avons des indications qu’il y aura du travail et nous maintiendrons le service continuellement, comme nous l’avons stipulé dans un accord que nous avons avec la Mauritius Ports Authority», précise, pour sa part, le directeur général de la CHCL.

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