Bertrand Casteres, Chief Executive Officer du groupe Mauritius Union : «20 % d’accidents de plus enregistrés avec les radars éteints et le permis à points annulé»

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2015 a été la première année de la mise en oeuvre de votre plan stratégique étalé sur trois ans. Que retenez-vous de positif ou de négatif ?

La première année de notre plan stratégique, intitulé Ambition MUA 2017, a été bonne. Il y a eu beaucoup de points positifs. C’est notamment l’année durant laquelle on est passé à la vitesse supérieure dans l’acquisition du groupe Phoenix en Afrique. Les résultats de 2015 nous permettent d’entrevoir l’avenir avec beaucoup d’optimisme.

Cependant, s’il fallait attribuer une note à l’élément qui aura fait beaucoup de torts au secteur de l’assurance,  c’est bien la décision du gouvernement, en décembre dernier, de stopper le fonctionnement des radars et d’annuler le permis à points. De janvier à septembre, il y a eu une augmentation drastique  de 20 % du nombre d’accidents de la route, comparativement à la même période l’année précédente.

La situation a commencé à s’améliorer lorsque le gouvernement a mis à exécution le plan de répression dans son programme de sécurité routière. Le nombre d’accidents s’est stabilisé autour de 15 % en plus en cumulé. Le résultat des deux derniers mois est proche de celui enregistré en 2014. Cette période d’inactivité a eu un effet négatif pour le compte de tous les assureurs.

Quels sont les principaux axes de votre plan stratégique de trois ans ?

Ce plan a pour fondement la nécessité de partager la création de valeurs entre nos stakeholders, que sont les employés, la clientèle, les actionnaires et la société. Dans la déclinaison opérationnelle, ce plan stratégique se décline en quatre axes. Premièrement, il s’agit d’identifier les mesures susceptibles d’améliorer le niveau de notre efficience et, par ricochet, nous permettre d’optimiser le contrôle de nos coûts d’opération.

Deuxièmement, ce plan prévoit le maintien de notre part du marché dans la filière de l’assurance-automobile où Mauritius Union fait figure de référence, tout en cherchant à consolider davantage cette position.

Troisièmement, ce plan met beaucoup d’accent sur l’importance de l’innovation et de la modernisation de notre mode d’opération. Et enfin, la recherche d’opportunités pour la conclusion de contrats de partenariat. De nos jours, l’expansion des sociétés d’assurance passe par le recours à des partenariats. Cela permet d’avoir accès à de nouveaux marchés grâce à d’autres modes de distribution du service.

L’entrée de Maurice dans le secteur de l’assurance captive est chose faite depuis que le «Captive Insurance Bill» a été voté. Comment voyez-vous l’évolution du secteur commercial des assurances avec le nouveau venu qu’est l’assurance captive ?

J’aurais aimé avoir pris connaissance du contenu de cette loi avant qu’elle n’ait été proclamée. Je ne peux que faire une observation d’ordre général. Je suis d’avis qu’il est nécessaire de tirer une ligne de démarcation entre l’assurance captive et l’assurance commerciale. Les sociétés engagées dans le secteur de l’assurance captive devraient offrir un service de couverture de risques pour leurs intérêts situés à l’étranger. Le marché commercial àMaurice est trop petit pour permettre une concurrence de la part des opérateurs de l’assurance captive.

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