Facettes cachées de... Mahen Seeruttun, en selle

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Notre ministre de l’Agro-industrie a une silhouette fine, contrairement à quelques-uns de ses colistiers. Il révèle ici ses secrets de forme qui indiquent qu’il fait preuve d’une très grande volonté.

Avez-vous décidé de jouer au Père Noël pour les planteurs en augmentant le prix de la bagasse ?
Pas du tout ! Le prix de la bagasse n’a pas été revu depuis bientôt 31 ans. La dernière fois qu’on l’a introduit, cela remonte à 1984, au temps où sir Anerood Jugnauth était Premier ministre. Depuis, aucun autre dirigeant politique n’a osé revoir le prix de la bagasse. Et surtout pas les dirigeants du Parti travailliste qui aiment se vanter d’être les grands défenseurs de la communauté des planteurs.

Quand l’occasion s’est présentée pour accorder aux planteurs une hausse du prix de la bagasse, ils ne l’ont pas saisie, en particulier ces dernières années avec la baisse de prix du sucre et où il y avait une urgence à revoir le prix de la bagasse. Nous, nous croyons fermement dans le travail et les sacrifices des planteurs.

Lors de la dernière campagne électorale, l’alliance Lepep avait promis d’augmenter le prix de la bagasse. Cela a pris le temps qu’il fallait pour mieux comprendre le mécanisme de valorisation de la bagasse et après avoir pris tous les aspects en considération, nous avons proposé une augmentation juste et fondée de 1000 % et que de Rs 125 la tonne, ce chiffre passe à Rs 1 225 par tonne de sucre. Et c’est une pure coïncidence que l’annonce ait été faite à 11 jours de la célébration de Noël.

Par contre, n’est-ce pas un peu jouer au Père Fouettard en augmentant le prix du sucre importé ?
Père Fouettard ? Non ! Un père qui protège le sucre mauricien, la communauté des planteurs ,oui. Savez-vous que Maurice produit un sucre de qualité pour les marchés traditionnels? Et ce sucre est fortement apprécié. Il y a des entrepreneurs qui importent le sucre de l’Inde et de la Thaïlande à des prix très bas et ce sont des sucres de qualité inférieure. Ce sucre importé est sujet à des subventions dans leur pays d’origine et cela représente une forme de dumping.

Nous ne pouvons pas laisser perdurer une telle chose. D’où la décision d’imposer un levy de 15% et aussi inviter le Mauritius Standards Bureau à dégager des normes pour que les exportateurs du sucre vers Maurice livrent un sucre de qualité. Cette mesure n’aura aucune incidence sur le prix du sucre produit localement. En ce faisant, tout le monde sera à pied d’égalité. Nous encourageons les consommateurs à acheter le produit Made in Mauritius qui est de qualité supérieure.

Que faites-vous durant votre temps libre?
Le temps libre est devenu un luxe et j’essaie de le passer en famille afin d’équilibrer autant que possible ma vie familiale et ma vie de politicien.

Et pendant vos week-ends ?
Pratiquement tout mon temps du week-end se déroule dans ma circonscription. Surtout en période de fin d’année. Il y a des fêtes, des déjeuners pour les personnes du troisième âge, des activités sportives dans tous les quartiers. Et je fais mon maximum pour y assister.

Cuisinez-vous?
Plus maintenant. Je cuisinais pendant mes années estudiantines à l’étranger. J’ai fait le petit-déjeuner pendant longtemps durant le week-end mais depuis un an, j’ai été absent de la cuisine.

Pratiquez-vous du sport?
Le sport fait partie de mon hygiène de vie. Je pratique le badminton, la natation, le vélo et je fais du jogging. Avec mon emploi du temps limité, j’essaie désormais de faire cinq kilomètres de jogging quatre à cinq fois par semaine. J’ai récemment participé aux 10 km du Ferney Trail.

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