Dilo-Pourri, un quartier laissé à son sort

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Un mini-terrain de foot a été aménagé par les enfants eux-mêmes. Les poteaux sont des branches.

Un mini-terrain de foot a été aménagé par les enfants eux-mêmes. Les poteaux sont des branches.

Un tour à l’improviste suffit pour confirmer les dires de Yannick Donice, un habitant de Dilo-Pouri, au Morne. Ce quartier manque cruellement d’infrastructures de loisirs pour les enfants. Il souffre d’ailleurs de son éloignement du centre du village. Raison pour laquelle les habitants lancent un appel pour que des facilités de loisirs soient aménagées près de chez eux.

«Heureusement qu’il y a le bord de mer», lance Yannick Donice, le ton mi-figue, mi-raisin. Les adultes viennent y prendre l’air, discuter ou s’adonner à quelques jeux de société. Si les enfants peuvent profiter de tout ce que la mer leur offre, ils sont défavorisés en termes de loisirs. Contrairement aux autres enfants de la localité, poursuit notre interlocuteur.

Sur place, les petits créent toutes sortes de jeux ou fouillent le sable. Les plus grands préfèrent nager. Et d’autres naviguent sur une petite pirogue ou des radeaux qu’ils ont construits.

C’est une chance qu’ils soient également inventifs, ajoute Yannick Donice. La créativité des enfants saute aux yeux : cette fillette qui profite des branches basses d’un badamier pour s’y balancer. Ou encore le mini-terrain de foot, avec des poteaux de fortune. Et même si ces supports penchent sensiblement d’un côté ou de l’autre, cela n’empêche pas les enfants de jouer. Les habitants souhaiteraient malgré tout que quatre des arbres entourant ce «terrain» soient abattus afin qu’ils puissent disposer d’un espace convenable pour jouer au foot.

UN PEU D’ATTENTION

Dilo-Pourri compte 400 habitants, ce qui justifierait, selon Yannick Donice, un peu de considération. «Plus de 1 500 mètres séparent le quartier du centre du village. Il faudrait qu’on installe quelques infrastructures de loisirs ici», insiste cet habitant. Il existe un deuxième jardin d’enfants après celui du centre. Mais il est si éloigné que les petits de Dilo-Pourri ne peuvent s’y rendre à pied.

Il attire aussi l’attention sur les activités organisées pendant les vacances et qui excluent les enfants du quartier. «Habitons-nous trop loin pour ne pas être informés? Pourtant lors des élections, ils savent venir jusqu’à nous.» Il invite donc les conseillers du village et les élus de la circonscription à tenir compte de ce petit quartier lorsqu’ils font des projets.

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