Compensation salariale: réunion spéciale du Conseil des ministres mardi

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Réunion entre le ministère du Travail et des représentants du secteur privé le lundi 7 décembre.

Réunion entre le ministère du Travail et des représentants du secteur privé, le lundi 7 décembre.

«C’est le Conseil des ministres qui décide de la compensation salariale, pas moi. D’ailleurs, une réunion spéciale aura lieu demain (NdlR, mardi).» Déclaration du ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, lundi 7 décembre, à l’issue d’une réunion avec des représentants du secteur privé.

La polémique ne cesse en effet d’enfler concernant le montant de la compensation salariale, qui est de Rs 150. «Je comprends que les Mauriciens disent que c’est peu mais c’est dicté par le taux d’inflation. Celui-ci est de 1,3%, le taux le plus bas depuis 28 ans. Quand il est aussi bas, nous ne sommes même pas censés négocier pour une compensation. Mais le gouvernement s’est engagé à lutter contre la pauvreté», a déclaré le grand argentier. Il estime que cette mesure coûtera Rs 1,5 milliard à l’économie.

Un appel a été lancé au «secteur privé de faire un effort supplémentaire. Lors de la rencontre, les représentants ont fait part de leurs appréhensions. L’augmentation des salaires ne doit pas pénaliser la croissance». Selon Vishnu Lutchmeenaraidoo, le secteur privé soumettra une proposition le mardi 8 décembre.

«On va voir ce qu’on peut faire dans l’intérêt du pays. Il faut prendre les choses au niveau global», a indiqué Arnaud Dalais, de Business Mauritius, association qui représente le secteur privé. «Le secteur privé et Business Mauritius ont à cœur l’intérêt des travailleurs.»

Les syndicats comptent se tourner vers le bureau international du travail

De son côté, le National Trade Union Congress (NTUC), qui regroupe les fédérations des secteurs privé et public, compte se tourner vers le bureau international du travail. «Le gouvernement a violé la convention 98 concernant la réunion tripartite. Il n’y a pas eu de consensus et de discussion selon les normes du collective bargaining», a déploré Naraindranath Gopee, le président du NTUC.

Le secteur privé en a aussi pris pour son grade. «Quand il s’agit de payer la compensation, le secteur privé trouve que c’est un fardeau. Mais il ne partage jamais ses profits avec les travailleurs.»

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