NBA : Kobe Bryant légende parmi les légendes

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Le joueur de basket le plus connu et le mieux payé était surtout un bourreau de travail jusqu’à ce qu’il annonce sa retraite la semaine dernière.

Enfant, il admirait par-dessus tout Magic Johnson, il s’est ensuite inspiré, jusqu’à l’obsession, de Michael Jordan : Kobe Bryant qui mettra un terme à sa carrière au printemps prochain, est devenu à son tour l’une des légendes de la National Basketball Association (NBA). Lorsqu’il fera ses adieux au Staples Center le 13 avril 2016, laissant comme souvenirs cinq titres NBA, plus de 1 280 matches joués, 32 600 points marqués et une flopée de records, Bryant se souviendra peut-être qu’enfant, il se croyait «la honte de la famille».

Pas facile d’être un «fils de» et de se faire une place, même dans une équipe d’un lycée sans renom de Philadelphie. Son père, Joe Bryant, a joué huit saisons en NBA entre 1975 et 1983, avant de gagner sa vie dans le Championnat italien.

De ses huit années en Italie, Bryant junior a gardé un amour immodéré pour le football, une solide maîtrise de l’italien, ainsi que des bases techniques et des fondamentaux tactiques du basket rares chez les joueurs américains, réputés plus physiques, qui le mèneront au plus haut.

Mais à son retour aux États-Unis, en 1992, l’adolescent filiforme, affublé du maillot de son idole Magic Johnson, peine à jouer même quelques minutes par match dans l’équipe du lycée de Lower Merion.

OBNUBILÉ PAR MICHAEL JORDAN

Quatre ans plus tard, il est devenu la star de son équipe, de sa ville même et on le présente comme le meilleur lycéen des Etats-Unis.

Plutôt que rejoindre l’une des prestigieuses universités qui le courtisent, Bryant saute directement le pas de la NBA : à la Draft 1996, il est choisi en 13e position à 17 ans par Charlotte qui le cède aussitôt aux Lakers.

 La NBA et la planète basket sont alors en pleine «Jordan-mania»: la star des Chicago Bulls a depuis quelques années remplacé Magic Jonhson dans le Panthéon personnel de Bryant.

 Il décortique ses matches, adopte ses mimiques et s’inspire de son jeu aérien et physique.

«Son obsession pour Michael était manifeste», a même assuré Phil Jackson, l’entraîneur qui a remporté six titres avec Jordan à Chicago, puis cinq avec Bryant à la tête des Lakers.

 Pendant que Jordan vit les dernières années de son règne qui prendra fin en 1998 - avant un retour pour deux saisons à Washington entre 2001 et 2003, Bryant commence à se faire un nom et se présente, par son style spectaculaire, son aplomb, voire son insolence, comme son successeur naturel.

 Jackson a organisé en 1999 une rencontre entre les deux joueurs en espérant que Bryant, feu follet parfois incontrôlable, s’inspire de la sagesse et de l’altruisme de Jordan, désormais retraité.

«La première chose qu’il lui a dit, c’est “Si on fait un ‘un contre un’, je te botte les fesses”», a rappelé  Jackson dans son autobiographie.

UN MATCH, 81 POINTS

L’ère Kobe Bryant est sur le point de commencer : associé à Shaquille O’Neal, il domine la NBA pendant trois saisons consécutives, de 2000 à 2002. Bryant est un bourreau de travail sans équivalent : longues séances de shoots, jusque tard le soir, après les entraînements officiels, analyse des écrits d’entraîneurs américains et européens, et séances de préparation physique à rallonge.

On le dit monomaniaque, ce qui lui vaut de se brouiller avec certains coéquipiers dont O’Neal qui préfère partir en 2004 à Miami.

Devenu le joueur de basket le plus connu et le mieux payé de la planète, Bryant écrit sa légende avec ses 81 points marqués en 2006 contre Toronto, deux autres sacres NBA, en 2009 et 2010, deux titres olympiques ou ses 17 participations au All Star Game.

Mais sa fin de règne est douloureuse, avec des blessures graves à répétition, des Lakers en pleine déroute et des statistiques personnelles en berne.

Jeudi enfin, il prend la  décision que ses supporteurs les plus inconditionnels espéraient tant, pour ne pas avoir à garder un mauvais souvenir. «Cette saison est tout ce qu’il me reste à donner», admet-il,  enfin.

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