Projet de loi contre l’enrichissement illicite: Bhadain face aux parlementaires Lepep

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Le projet de loi de Roshi Bhadain sera à l’agenda de la réunion du groupe parlementaire de l’alliance Lepep, le lundi 9 novembre.

Le projet de loi de Roshi Bhadain sera à l’agenda de la réunion du groupe parlementaire de l’alliance Lepep, le lundi 9 novembre.

Les réactions alarmées s’enchaînent au sujet du Good Governance and Integrity Reporting Bill. Au sein même de la majorité, des voix discordantes se sont fait entendre. Face à cette situation, le ministre de la Bonne gouvernance, Roshi Bhadain, devrait fournir des explications sur ce projet de loi lors de la réunion du groupe parlementaire de l’alliance Lepep, placée sous la présidence du Premier ministre, le lundi 9 novembre.

«C’est quelque chose qu’il faut travailler en profondeur. On devrait aborder un certain nombre d’éléments soulevés par des camarades», a indiqué le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, interrogé lundi matin. «Je pense qu’on retravaillera cette loi. Elle est nécessaire mais cela doit être fait dans les meilleures conditions», a-t-il ajouté.

De fait, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, avait indiqué dimanche que certains amendements pourraient être effectués. Tout en insistant sur le fait que le Good Governance and Integrity Reporting Bill est «vital pour le pays si on veut se débarrasser de la corruption».

Démission de Danielle Selvon

Mais d’aucuns, à l’instar de Danielle Selvon, ont affiché clairement leur position, indiquant qu’ils ne voteraient pas la loi Bhadain dans sa forme actuelle. En désaccord avec ce projet, la députée orange a annoncé, dimanche, qu’elle démissionnait des instances du MSM et siégera pour le moment en indépendante au Parlement.

Parmi les autres voix discordantes, celle du député orange Bashir Jahangeer. Il y a quelques jours il a affirmé que la loi Bhadain comporte des lacunes, surtout en ce qui concerne la saisie immédiate des avoirs. Il est d’avis que cette clause doit être revue, tout comme le délai de 21 jours précédant la saisie des biens.

Des propos corroborés par un autre député du MSM, Sudesh Rughoobur. Ce dernier a également émis des réserves sur les deux aspects de cette loi, ainsi que sur le transfert du pouvoir de saisie des biens sous la tutelle de la Financial Intelligence Unit, une prérogative qui appartient pour l’heure au bureau du DPP.

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