Traité fiscal avec l’Inde: «L’Etat a fait preuve d’incompétence», dit Bérenger

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Paul Bérenger s’est concentré sur le traité fiscal Inde-Maurice lors de sa conférence de presse du jeudi 5 novembre.

Paul Bérenger s’est concentré sur le traité fiscal Inde-Maurice lors de sa conférence de presse du jeudi 5 novembre.

«Si on ne répare pas les dégâts, les compagnies iront vers d’autres pays et cela détruira notre secteur financier.» Selon le leader de l’opposition et du MMM, Paul Bérenger, «le gouvernement a fait preuve d’incompétence et d’amateurisme» dans les négociations autour du traité fiscal Inde-Maurice. Face à la presse, le jeudi 5 novembre, il a notamment blâmé le ministre de la Bonne gouvernance, Roshi Bhadain. «Sa responsabilité est totale», a-t-il soutenu avant d’ajouter que «les autres l’ont laissé faire».

Ce que reproche exactement Paul Bérenger au gouvernement ? «Zot inn touy Capital Gains Tax enn sel kou», estime-t-il. Les craintes sont en effet grandes du côté des opérateurs du Global Business que les intérêts de Maurice soient mis en danger par une éventuelle révision du traité, notamment la clause relative à la Capital Gains Tax.

«Cette clause est un élément clé, c’est ce qui a permis au secteur financier de décoller en 1993. Jusqu’ici, nous avons réussi à convaincre l’Inde de ne pas y apporter des changements. Mais après les dernières élections, cela a été une catastrophe», a-t-il indiqué. Il est revenu sur le voyage du ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, en Inde en juin, où, selon lui, il a été dit qu’on ne toucherait pas à la clause relative à la Capital Gains Tax.

«Mais quinze jours plus tard, Roshi Bhadain a été en Inde avec Manraj. Ils ont discuté et fait le contraire de ce que Vishnu Lutchmeenaraidoo avait proposé.» Selon Paul Bérenger, les compagnies seront taxées à Maurice à hauteur de 20 % à partir de 2017. Le leader de l’opposition dit trouver «extraordinaire» le fait que le Conseil des ministres a, le 3 juillet, «accordé son soutien à Roshi Bhadain».

Parlant du «tort fait au secteur financier», il a indiqué que le Premier ministre, qui était dans la Grande péninsule pour le sommet Inde-Afrique, «essaye de réparer les dégâts, il joue sur les sentiments. Nous souhaitons qu’il réussisse».

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