À l’heure des questions parlementaires : le silence des backbenchers

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Est-ce de la timidité ou sont-ils toujours en train d’apprendre les rouages du Parlement ? Une chose est sûre : les backbenchers sont peu nombreux à accomplir leur devoir. Au cours des cinq dernières séances parlementaires, des 19 députés du gouvernement ayant le droit de poser des questions seuls neuf ont inscrit au moins une question nécessitant une réponse orale.
 
Seulement Mahen Jhugroo, le Chief Whip du gouvernement, et Sudesh Rughoobur, le député du MSM, ont posé plus d’une question par semaine alors que les Standing Orders permettent aux élus d’inscrire quatre questions orales par séance. Pourquoi ce quasi-silence ? 

Chacun ses responsabilités

Mahen Jhugroo affirme que lors des réunions précédant les travaux parlementaires, il encourage les élus du gouvernement à venir de l’avant avec des interpellations. «Je partage mon expérience avec eux. Je leur donne l’exemple tout en les encourageant à soulever des questions ayant trait à l’actualité. Ils peuvent même évoquer des problèmes au sein de leur circonscription.» 
 
Cependant, il reconnaît que beaucoup ne le font pas. Pour le Chief Whip, chacun doit assumer ses responsabilités. «Je leur mets beaucoup de pression. Je suis prêt à les aider, mais s’ils ne veulent pas poser de questions, je ne peux rien faire de plus. Comme ils ont voulu être députés, c’est à eux maintenant de faire leur travail», lance-t-il. 

Manque d’expérience

Le manque d’expérience peut-il justifier le fait qu’ils n’interpellent pas les ministres ? Sudesh Rughoobur a, lui, montré que même s’il vient tout juste de découvrir l’hémicycle, au même titre que d’autres élus, il a déposé 15 questions au bureau du clerk au cours de cinq dernières semaines. 
 
Cependant, il ne veut pas s’attribuer le mérite à lui seul. «Il y a beaucoup de consultations avec les autres backbenchers. C’est un travail d’équipe. Souvent, ce sont mes questions, mais parfois, d’autres backbenchers me donnent des idées», insiste-t-il. Pourquoi ne posent-ils pas eux-mêmes ces questions ? «Bien souvent, ils sont à l’étranger, participant aux travaux du Parlement panafricain, ou ils ont des engagements professionnels», explique Sudesh Rughoobur. 
 
S’illustrent aussi Sudhir Seesungkur et Bashir Jahangeer. Même si ce dernier a récemment dû enlever une de ses questions portant sur le Central Electricity Board suivant la polémique avec Ivan Collendavelloo.
 

NOMBRE DE QUESTIONS SUR LES CINQ DERNIÈRES SÉANCES

Mahen Jhugroo           18
Sudesh Rughoobur     15
Sudhir Seesungkur      8
Bashir Jahangeer         5
Ravi Rutnah                2
Bobby Hureeram        2
Patrice Armance         2
Joseph Leopold          1
Marie-Claire Monty   1
 
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