Parlement: le recrutement de médecins au cœur de la PNQ

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Le leader de l’opposition interrogera le Premier ministre sur le récent recrutement de médecins.

Le leader de l’opposition interrogera le Premier ministre sur le récent recrutement de médecins. 

La liste des 60 médecins récemment recrutés par le ministère de la Santé au début du mois continue à susciter la polémique. Le leader de l’opposition y consacrera d’ailleurs sa Private Notice Question, le vendredi 23 octobre. Paul Bérenger dit souhaiter que le récent exercice soit annulé et que la Public Services Commission (PSC) s’occupe à nouveau du recrutement.

L’exercice de recrutement par cet organisme devait être fait depuis avril dernier. Cependant, c’est le ministère de la Santé qui a récemment recruté 60 médecins, étant donné qu’une affaire en cour empêche la PSC d’effectuer cet exercice. Dans ce cas, la commission a délégué ses pouvoirs au ministère. La dernière fois que la PSC a délégué ses pouvoirs au ministère pour le recrutement de médecins sous contrat remonte à 2011.

Bien que le critère d’ancienneté n'a pas compté dans ce présent exercice, c’est un fait que plus de la moitié des 60 médecins ont terminé leur internat fin 2014 ou début 2015. Nous ne remettons pas en question les compétences des médecins recrutés, cette évaluation n’étant pas de notre ressort. Cependant, en comparant la liste officielle des médecins enregistrés en 2014 et en 2015, il est clairement établi que plus de la moitié des recrues n’ont rejoint la profession que depuis moins d’un an. Et aussi que plusieurs sont proches de personnalités du pays.

Apparentés à des «agents»

Qui plus est, au cours d’une enquête menée par l’express, il est apparu que certains seraient les conjoints de proches de personnalités politiques. Et que d’autres seraient apparentés à des «agents» travaillant pour des politiciens.

Outre cette liste qui fait polémique, un autre aspect commence à susciter des interrogations au sein du secteur de la Santé. Il s’agit du mécanisme de recrutement selon lequel ces 60 médecins ont été retenus sur une base contractuelle.

Plusieurs sources proches du ministère de la Santé avancent que la procédure normale voudrait que l’exercice d’entretien soit mené par trois hauts fonctionnaires. Or, lors du recrutement qui a eu lieu en août, seul un haut gradé de la Santé et deux fonctionnaires étaient présents. Et l’entretien n’aurait duré que cinq minutes par candidat.

Par ailleurs, les critères de sélection sont également montrés du doigt. «Comment expliquer que pour ces postes contractuels, des médecins fraîchement reconnus aient préséance sur des centaines d’autres qui attendent ?» s’interroge Zouberr Joomaye, président de la commission Santé au sein du Mouvement militant mauricien. En effet, selon lui, même si l’accès au poste de médecin contractuel ne garantit nullement un poste permanent lors du prochain recrutement par la PSC, «ce passage au sein du service de santé est définitivement un avantage». «Ces médecins auront de l’expérience alors que d’autres attendent depuis des années, en vain», soutient-il.

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